Omnisports Les Belgian Cats ont réussi l’exploit de battre la Russie, candidate au podium, après prolongation, 75-76.

Un Euro, c’est ainsi fait qu’à peine un match terminé, on passe au suivant. Le succès arraché après prolongation face à la Russie mérite pourtant que l’on s’y attarde car il s’agit d’une vraie page de l’histoire du basket belge que viennent dans la douleur d’écrire les Belgian Cats. Jamais en effet jusqu’à présent l’équipe nationale n’avait battu les Russes, dépositaires des traditions de la grande époque soviétique. "Il y a dix ans, on avait pris vingt points", se souvient Marjorie Carpréaux, la meneuse wallonne des Cats et l’une des deux dernières rescapées de notre précédente participation à un Euro.

Gagner lundi pour rester premier du groupe

Pierre Cornia avait de son côté une analyse plus technique mais tout aussi ébouriffante : "Les Russes, c’est trois joueuses à plus d’1m80 et six de plus au-delà d’1m90, y compris Vadeeva qui culmine à 1m98. Elles nous ont massacrés au rebond (59 à 31) et nous prennent… 31 rebonds offensifs. Et on parvient à s’imposer malgré tout. C’est du jamais-vu !" On retiendra également le départ fantastique des Belges : "On fait un premier quart de folie et puis on parvient à gérer. Là où on a grandi, c’est qu’après le coup de massue de l’égalisation, huit équipes sur dix auraient coincé. Pas nous, on a su réagir ! Cela prouve qu’il y a du mental, que cette équipe a des ressources !

Et Pierre Cornia de souligner le rôle de certaines joueuses en dehors des trois taulières (Wauters, Meesseman et Kim Mestdagh) : "Julie Vanloo est montée d’un cran, et, surtout, Antonia Delaere (la joueuse belge de l’année) a sorti une défense de dingue sur l’Américaine Epiphany Prince qui est quand même meneuse titulaire des New-York Liberty en WNBA et de Koursk en Euroleague. N’oublions pas non plus Kyara Linskens qui a fait exactement ce qu’elle devait, mais avant tout j’ai vraiment beaucoup d’admiration pour Ann Wauters. Elle nous rend largement ce qu’on lui a donné comme petits privilèges. Et maintenant ? Comme tout le monde, je dirais qu’il faut gagner lundi pour terminer premier, donner deux jours de repos à Ann et avoir en quart un adversaire un rien plus ‘facile’. Après, ça se joue sur un match, et là tout devient possible…"