Omnisports La 12 édition des Jeux Paralympiques d'hiver ont été officiellement ouverts vendredi à Pyeongchang. Ils réuniront du 9 au 18 mars 567 athlètes venus de 49 nations. Mais connaissez-vous les 6 disciplines de ces Jeux ?

Curling en fauteuil roulant


Ce sport, où chaque équipe compte cinq joueurs, dont au moins une femme, est inscrit au programme des Jeux paralympiques depuis Turin en 2006. Cette discipline, où les pratiquants sont en chaise roulante, est fort appréciée par les seniors et jouit d’une belle ferveur en Europe et en Amérique du Nord. Un peu comme à la pétanque, chaque équipe lance une pierre à tour de rôle pour la placer le plus près possible d’une cible circulaire, dessinée sur la glace, appelée la maison. Pour propulser le curl , les joueurs peuvent utiliser une tige de lancement mais contrairement à la version classique, le balayage est interdit.

Le para-biathlon


Comme pour les sportifs des JO, le biathlon paralympique combine le ski de fond et le tir à la carabine. Il y a trois distances pour les hommes (7,5, 12,5 et 15 kilomètres) et trois pour les femmes (6, 10 et 12,5 kilomètres). Le biathlon handisport comporte trois catégories différentes : assis, debout et déficient visuel. Dans cette dernière catégorie les concurrents forment une paire avec un guide qu’ils doivent suivre. Au niveau du tir, ils utilisent des carabines électroniques avec un casque à écouteurs équipés pour recevoir des commentaires audio. Le biathlon est inscrit au programme des Jeux paralympiques depuis Lillehammer, en 1994.

Le para-ski alpin


Tout comme aux Jeux olympiques d’hiver, le ski alpin paralympique se compose de cinq épreuves pour les hommes et pour les femmes : la descente, le slalom, le slalom géant, le super G et le super combiné. Les athlètes sont répartis dans trois catégories différentes en fonction de leur handicap : déficient visuel, debout et assis. Les athlètes mal-voyants s’élancent sur les pistes derrière un guide avec qui ils communiquent via des casques équipés d’un micro et d’écouteurs. Les skieurs peuvent atteindre des vitesses de 90 à 140 kilomètres/heure sur des pistes inclinées à 15 %…

Le para-hockey sur glace


Au lieu de patins utilisés pour le hockey traditionnel, ici, les joueurs utilisent des traîneaux à deux lames, qui permettent au palet de passer dessous. Les hockeyeurs se propulsent avec des bâtons ayant des pointes à une extrémité et des palettes courbées à l’autre, pour lancer le palet. Les athlètes masculins et féminins qui possèdent une déficience du corps inférieur pratiquent cette discipline, de manière parfois violente. Pour se protéger, tous les joueurs doivent porter un casque avec un masque facial intégral, une protection à la gorge, un rembourrage, des épaulières, des protège-tibias, des coudières et de grands gants qui couvrent la main et le poignet.

Le para-ski de fond


Les Jeux paralympiques d’hiver proposent un total de 20 épreuves de ski de fond en fonction du handicap (déficient visuel, assis et debout) pour les dames (avec des distances comprises entre 1,1 et 15 kilomètres) et pour les messieurs (avec des distances comprises entre 1,1 et 20 kilomètres). Les athlètes assis utilisent une luge nordique et se propulsent à la seule force des bras. Les concurrents de la catégorie déficient visuel sont accompagnés d’un guide qui les dirige. Ces derniers sont sur des skis et empruntent la même trace, juste devant eux, ou bien derrière eux, en les guidant à la voix.

Le para-snowboard

La classification des athlètes est déterminée en fonction de l’emplacement du handicap, soit le haut du corps, soit le bas du corps. À Pyeongchang, deux épreuves se disputeront. Il y a d’abord le snowboard-cross. Dans cette épreuve les concurrents sont opposés sur un parcours comportant des obstacles. En qualifications l’athlète fait le parcours seul. Les seize ou huit meilleurs temps passent pour les tours suivants à élimination directe où les courses se font à deux. En banked slalom , les concurrents effectuent un parcours en franchissant des portes. Tous les athlètes effectuent le parcours trois fois. Le meilleur temps des trois détermine le résultat final.