Water polo: coups de boule et coups de maillots sous l'eau

Rédaction en ligne Publié le - Mis à jour le

Omnisports

La semaine dernière, une "bagarre" sous l'eau en water-polo féminin a mené à un incident de maillot. En effet, une athlète espagnole s'est retrouvée avec un sein à l'air. C'était lors de la demi-finale de water polo féminin entre les Etats-unis et l'Espagne. L'Américaine Kami Craig a alors arraché le maillot de sa concurrente et dévoilé un téton. Diffusé à la télévision américaine, les téléspectateurs ont pu voir en direct cet incident qui en a choqué plus d'un. S'en est suivi un déferlement de commentaires sur les réseaux sociaux. Sauf que ce genre d'incidents est monnaie courante en water polo, plus qu'on ne le pense en tout cas.

"Quand j'ai commencé à jouer, on portait de simples tenues et j'en portais deux", explique Heather Petri, une ancienne joueuse américaine au journal américain New York Times. Avec des caméras planquées sous l'eau, c'est sûr que les moindres faits et gestes des athlètes sont à la vue de tout le monde. Lors d'un match de water polo, les incidents de ce genre ne sont donc pas rares.

Selon l'ancienne joueuse américaine, les fautes sous l'eau ne sont pénalisées que si l'arbitre le voit. Attraper et tenir un adversaire au dessus de la ligne d'eau sont les principales fautes sifflées. Si certains gestes sous eau ne sont pas pénalisés, c'est qu'il est difficile pour les juges de le voir d'où ils sont placés. Et interpréter, selon les réactions et les mouvements des joueurs, serait totalement absurde.

Aux Jeux olympiques de Sydney en 2000, Heather Petri a joué pendant 10 minutes seins nus. Une adversaire avait réduit en lambeau sa tenue lorsqu'elles s'étaient, toutes les deux, jetées sur la balle. La joueuse a alors attendu la prochaine pause, 10 minutes plus tard, avant d'aller changer son maillot.

Chez les hommes, on arrache moins les maillots, mais on se la joue gros bras avec des coups sous l'eau. Les plus importantes luttes sont à mettre à l'actif des défenseurs d'une équipe et des attaquants de l'équipe adverse lorsque les attaquants cherchent à créer une offensive. Pour Peter Hudnut, défenseur de l'équipe américaine, le water-polo version masculine pourrait être décrit "comme une combinaison de judo et d'autres arts-martiaux combinés". "De temps en temps, tu te prends un coup de coude ou un coup de boule. Je me suis pris un coup de tête au début de l'année à l'entrainement et j'ai perdu deux dents", raconte le joueur au New York Times.

Une chose et certaine, joueurs et joueuses sont tous d'accord pour dire que moins de bagarres rendrait le jeu plus agréable à regarder et , on l'imagine, leur anatomie serait moins exposée.

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