Tennis Le Britannique va prendre la place de numéro un mondial suite au forfait de Milos Raonic, qui lui assure la finale du tournoi de Paris-Bercy.

Le Britannique Andy Murray est assuré de devenir N.1 mondial du tennis après le forfait samedi de son adversaire en demi-finale du Masters 1000 de Paris-Bercy, le Canadien Milos Raonic, blessé à une jambe.

Murray, 29 ans, va dépasser dès lundi au classement ATP le Serbe Novak Djokovic, qui était N.1 mondial depuis juillet 2014. Il affrontera en finale de Paris-Bercy, pour un premier titre dans ce Masters 1000, l'Américain John Isner, vainqueur du Croate Marin Cilic 6-4, 6-3. L'Écossais n'avait plus qu'un match à gagner depuis la défaite de Djokovic face à Marin Cilic en quart de finale vendredi. Raonic a expliqué qu'il s'était fait mal à une jambe vendredi lors de sa victoire en quart de finale contre le Français Jo-Wilfried Tsonga.

Murray a profité de la baisse de régime de Djokovic depuis la finale de Roland-Garros, où le Serbe avait remporté face à l'Écossais le dernier titre du Grand Chelem qui manquait à son palmarès. De nouveau entraîné depuis le mois de juin par Ivan Lendl, il s'est engouffré dans la brèche. Son bilan est le suivant: 45 matches gagnés sur les 48 derniers disputés (18 d'affilée, série en cours), 6 tournois remportés sur 8 joués, dont son deuxième Wimbledon et ses deuxièmes jeux Olympiques.

Seules ombres au tableau: ses défaites en quarts de finale de l'US Open face au Japonais Kei Nishikori et en demi-finale de la Coupe Davis face à l'Argentin Juan Martin Del Potro. L'Écossais est le joueur plus âgé à atteindre pour la première fois le sommet de la hiérarchie mondiale depuis l'Australien John Newcombe en 1974.


Murray: "L'aboutissement de nombreuses années de travail" 

Andy Murray, qui deviendra numéro un mondial pour avoir accédé à la finale du tournoi Masters 1000 de Paris-Bercy ce week-end, notamment aidé par le forfait de Milos Raonic (ATP 5), a indiqué samedi être "très fier" de cet accomplissement. "Évidemment, je ne pensais pas que ça allait se passer comme ça! Mais cette place de N.1 ne s'est pas jouée en une semaine. J'aurais aimé l'obtenir sur le court, mais c'est l'aboutissement de nombreuses années de travail", a réagi Murray, qui succède à Djokovic, sur le trône depuis juillet 2014.

Murray est le 26e numéro un mondial du tennis depuis la création du classement ATP en 1973, et le premier Britannique. Il lui a fallu beaucoup de patience pour parvenir à cet accomplissement. Seul l'Australien John Newcombe était plus âgé que lui lorsqu'il atteignit pour la première fois le sommet (en 1974). Personne n'a attendu plus longtemps pour passer de la deuxième à la première marche: il était devenu N.2 en août 2009 et l'était resté pendant 76 semaines, en plusieurs tronçons, alternativement derrière Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic.

En cinq mois, l'accélération de l'histoire a été fulgurante. Après sa défaite en finale de Roland-Garros contre Djokovic, en juin, alors qu'il avait à peine la moitié des points du Serbe au classement ATP, personne n'imaginait qu'il pourrait le dépasser avant longtemps. Mais Djokovic, une fois accompli son grand dessein, remporter les quatre tournois majeurs, est entré dans une période de flottement: défaites au troisième tour de Wimbledon puis au premier des JO et en finale de l'US Open. L'Écossais s'est engouffré dans la brèche. "Après Roland-Garros, je ne pensais pas y arriver cette année. J'étais tellement loin au classement et il fallait gagner tellement de matches!", a reconnu Murray, épaulé de nouveau depuis le printemps par Ivan Lendl, l'entraîneur qui l'avait conduit à ses premiers grands succès en 2012 (US Open, JO) et 2013 (Wimbledon).

Depuis la mi-juin, il n'a presque plus perdu: 45 matches gagnés sur les 48 derniers disputés (18 d'affilée, série en cours), 6 tournois remportés sur 8 joués, dont son deuxième Wimbledon et ses deuxièmes Jeux Olympiques.

Après Paris, Murray essaiera de profiter de son élan pour l'emporter pour la première fois au Masters, à partir du 13 novembre, devant son public. A Londres, il ne pourra se permettre aucun relâchement. Son avance ne sera que de 405 points s'il gagne à Paris-Bercy dimanche. Une victoire de Djokovic à Londres aurait donc toutes les chances de faire remonter le Serbe sur le trône. Début 2017 en revanche, l'Écossais aura beaucoup moins de points à défendre, car son rival avait énormément gagné jusqu'à Roland-Garros.