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Malisse, l’envol ou la chute
Thibaut Vinel
Mis en ligne le 07/02/2012
Aujourd’hui, Xavier Malisse quitte le froid polaire de la Belgique en direction de San Jose. Le Courtraisien se lance dans une tournée de cinq semaines où il jouera, tour à tour, les tournois de San Jose, de Memphis et de Delray Beach où il espère relancer sa carrière.
Présent le week-end dernier au Spiroudome pour encourager les filles en Fed Cup, X-man, souriant et abordable, est revenu sur son début de saison. Laconique, son discours n’a pas convaincu. "Je me sens bien", souffle-t-il avec un sourire de circonstance. "Mon tennis se remet bien en place. Physiquement, je me sens bien."
Pourtant, il a passé plus de temps ces dernières semaines en compagnie du kiné Lieven Maesschalck. "Je viens de passer cinq semaines en Belgique avec des passages réguliers chez mon kiné. A l’heure actuelle, je n’ai pas encore trop tapé dans la balle afin de ne prendre aucun risque."
Plus enclin à parler des performances de l’équipe de Fed Cup, il revient timidement sur ses premiers tournois de 2012.
"Ce n’est certes pas le début d’année dont je rêvais, mais, heureusement, il y a douze mois dans une saison et il m’en reste onze pour redresser la barre." Il tentera déjà à San Jose de cueillir un premier succès qui éclaircirait son avenir proche.
L’affaire des "whereabouts" lui pend toujours au nez, les défaites s’accumulent depuis son joli huitième de finale à Wimbledon (13 défaites contre 4 victoires), le cap des 30 ans a été franchi, autant de signes qui démontrent qu’un énième retour s’annonce de plus en plus délicat. Comme Orphée, il avait déjà franchi le Styx dans l’autre sens, quittant l’enfer pour revenir sur terre. A 28 ans, il avait plongé dans les entrailles du classement (ATP 353) avant de rebondir dans le top 50 (ATP 44) en janvier 2011. Un an plus tard, Malisse existe toujours à la lecture des classements.
Mais ses défaites en série minent son moral. "Je me suis beaucoup entraîné", martèle-t-il. "J’ai profité un maximum de ce passage en Belgique. C’était bien d’être de retour au pays."
De fait, son discours mettait en exergue la difficulté de quitter ses proches dont sa compagne Emilie Dupuis durant une longue période. "J’ai passé un maximum de temps avec mes proches car je pars pour une tournée de cinq semaines de l’autre côté de l’Atlantique. C’est long, mais on a l’habitude."
Le deuxième Belge au classement ATP n’a, en revanche, pas l’habitude de courir derrière un premier succès de la saison en février. Depuis ses débuts pro en 1998, il n’avait jamais quitté Melbourne Park sans avoir défloré son compteur succès à l’exception de la saison 2004. A l’époque, il avait plié et rompu à Auckland, à l’Australian Open et à San Jose avant d’accrocher une timide victoire à Memphis contre un joueur perdu au-delà de la 300e place mondiale.
Faut-il s’inquiéter pour Malisse qui a déjà remisé au placard ses ambitions en Coupe Davis récemment ? Les prochaines semaines pèseront lourd
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