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Masters de Londres

Coup d’essai, coup de maître

Serge Fayat

Mis en ligne le 27/11/2009

Premier qualifié pour les demi-finales, il a créé la sensation au Masters. En deux matches, l’invité surprise a battu Rafael Nadal et Novak Djokovic.
Entretien

Il n’aurait pas dû être là. Entre-temps, il repartira peut-être avec le gros lot. Invité de dernière minute suite au forfait de l’Américain d’Andy Roddick, le Suédois Robin Soderling est en train de faire de son coup d’essai au Masters à Londres un vrai coup de maitre.

Qualifié pour les demi-finales avant son dernier match du groupe B contre le Russe Nikolay Davydenko, le finaliste de Roland-Garros est en train de rappeler, à Londres, l’aventure d’autres Scandinaves, les footballeurs danois, titrés en 1992 lors d’un Euro auquel ils n’auraient pas participé sans l’exclusion de la Yougoslavie. Entretien avec un joueur stressé qui reste lucide.

Robin Soderling, vous devez vous pincer suite à ce qui vous arrive ici à Londres ?

J’ai gagné deux matches en deux sets contre les n°2 et n°3 mondiaux, je ne pouvais demander mieux. Cela ne m’était jamais arrivé. C’est super ! J’espère que cela continuera

Etes-vous au courant de la fameuse épopée du Danemark à l’Euro 92 de football ?

En 1992 ? Je n’étais pas très âgé.

Ils avaient déjà réservé leurs vacances lorsqu’ils ont appris qu’ils remplaceraient la Yougoslavie…

Je n’ai, pour ma part, jamais songé à des vacances, puisque je savais depuis Bercy que j’allais être premier remplaçant ici. Je me suis donc préparé comme si j’allais jouer. Mais bon, je dois tout de même encore gagner deux matches. Je ne suis même pas à la moitié du chemin.

Etiez-vous détendu avant d’entamer ce Masters sachant que vous n’aviez rien à perdre ?

Oh ! que non. Avant mon premier match, je n’étais pas très relax. J’étais très nerveux. Pour moi, vous savez que je sois numéro un mondial ou remplaçant, je veux gagner tous mes matches. Je crois que, parfois, je me mets un peu trop de pression, mais j’essaie de travailler là-dessus.

Si vous pouviez choisir un adversaire à éviter en demi-finales, qui serait-ce ?

A votre avis ? (sourire) Je pense que la réponse tombe sous le sens. J’ai déjà affronté Roger Federer très souvent et j’ai l’impression qu’à chaque fois qu’il m’a battu, je me suis rapproché d’une victoire. Je ne peux de toute manière pas contrôler ce qui se passe dans l’autre groupe

Espérez-vous un cadeau de la part de Roger Federer ? Après tout, en battant Nadal, vous l’avez aidé à finir l’année n°1.

Je ne crois pas (sourire)

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