Tennis

Roger Federer compte désormais 95 titres à son palmarès. Le Suisse, 2e mondial, a dû batailler pendant plus de 2 heures 30 mais s'est finalement imposé devant l'Argentin Juan Martin Del Potro (ATP 19) sur le score de 6-7 (5), 6-4, 6-3 en finale du tournoi ATP de Bâle, épreuve sur surface dure dotée de 1.837.425 euros, dimanche dans sa ville natale.

Battant David Goffin (ATP 10) samedi en demi-finales, Roger Federer s'était qualifié pour sa 13e finale à Bâle. Il y retrouvait l'Argentin Juan Martin Del Potro pour un remake des finales 2012 et 2013 du tournoi. A noter que l'Argentin avait remporté les deux matches, chaque fois en trois sets.

La première manche, qui a vu chaque joueur perdre son service à deux reprises, s'est finalement jouée au jeu décisif. Le droitier argentin, pourtant mené de trois points, a pris l'avantage dans cette finale (6-7).

Dans le deuxième set, tendu, chaque joueur a tenu son engagement jusqu'à ce que Del Potro ne flanche au pire des moments (6-4). Federer a débuté la dernière manche par un break, ce qui a provoqué d'inhabituelles sautes d'humeur du côté suisse. Mais le N.2 mondial s'est rapidement remis sur de bons rails, prenant deux fois le service de l'Argentin sous les encouragements d'une foule acquise à sa cause. Le Suisse a ensuite conservé cet avantage jusqu'au bout, enlevant son 95 titre sur le circuit ATP, le 8e à Bâle devant son public.

Quant à Del Potro, vainqueur à Stockholm la semaine dernière, son compteur reste bloqué à 20 titres.


Paris-Bercy privé de Federer

Le duel rêvé entre Roger Federer et Rafael Nadal n'aura pas lieu à Paris-Bercy: le Suisse, soucieux de ménager son organisme à 36 ans, a annoncé aux organisateurs qu'il ne viendrait pas.

Cette décision n'est pas une surprise. Le champion helvétique sélectionne rigoureusement les épreuves auxquelles ils participent cette saison pour allonger au maximum son exceptionnelle carrière. C'est là l'un des secrets de son extraordinaire saison.

Il a notamment fait l'impasse sur toute la saison de terre battue et sur Roland-Garros (pour la deuxième année d'affilée). Le public parisien qui l'adore et ne l'a vu triompher qu'une fois à Bercy en 2011 en est privé depuis novembre 2015.

S'il lui restait le moindre doute, son match gagné en trois sets très éprouvants dimanche à Bâle contre l'Argentin Juan Martin Del Potro, a dû le lever. Vainqueur de son septième trophée de la saison, le 95e de sa carrière, ce qui le place en deuxième position derrière Jimmy Connors, il va consacrer sa semaine au repos et à la préparation de son dernier objectif, le Masters de Londres, du 12 au 19 novembre.

Ce forfait, motivé officiellement par un problème au dos, éloigne la possibilité pour lui de doubler Nadal et de terminer l'année à la première place mondiale. Mais le Suisse ne cachait pas qu'il n'y croyait plus guère depuis la victoire de l'Espagnol à l'US Open en septembre.

Sans la superstar, le tournoi de Paris-Bercy, dernier Masters 1000 de la saison, se retrouve déplumé. En l'absence d'Andy Murray, le tenant du titre, et de Novak Djokovic, quatre fois sacré, il n'y aurait dans le tableau que deux anciens vainqueurs, l'Espagnol David Ferrer (2012) et le Français Jo-Wilfried Tsonga (2008).

L'occasion est belle pour Nadal d'accrocher enfin à son palmarès ce Masters 1000 sur lequel il a souvent fait l'impasse (cinq participations seulement, une seule finale en 2007), n'appréciant que peu le tennis en salle.

- Possible Tsonga-Goffin au 3e tour -

Le retrait de Federer, devenu sa bête noire dans un curieux retournement de tendance (cinq défaites d'affilée depuis 2015), pourrait lui donner des idées, même si lui aussi vise surtout le Masters, qui lui échappe depuis toujours.

Comme chaque année, les dernières places pour Londres seront l'un des enjeux de Bercy. Il en reste deux à prendre pour accompagner Nadal, Federer, Alexander Zverev, Dominic Thiem, Grigor Dimitrov et Marin Cilic à l'événement de clôture de la saison.

Parmi les candidats figurent Del Potro et Tsonga, mais les chances du Français sont minces après sa défaite en finale du tournoi de Vienne dimanche contre Lucas Pouille, son coéquipier en Coupe Davis. Le Nordiste bénéficie d'ailleurs bien involontairement de l'absence de Federer. C'est lui qui le remplace dans le tableau en position de tête de série N.2.

Le Manceau pourrait avoir un avant-goût de la finale de Lille (24-26 novembre) dès son deuxième match dans un choc alléchant contre le N.1 belge David Goffin, lui aussi en course pour Londres.

Il y aura huit autres Français dans le tableau principal, dont Adrian Mannarino, 28e mondial, dont les performances seront à suivre après sa belle deuxième partie de saison.

Richard Gasquet, qui rejoue mieux ces dernières semaines, sera là aussi mais pas Gaël Monfils, forfait à cause d'une blessure tenace au genou, ni Paul-Henri Mathieu. Le vétéran, âgé de 35 ans, a terminé sa carrière par une défaite en qualification contre le Canadien Vasek Pospisil.