Tennis

Le Belge s’en voulait un peu de ne pas avoir réussi à saisir cette chance de dernière minute à Indian Wells.

Kei Nishikori a donné un coup de pouce à Ruben Bemelmans mais ça n’a pas suffi contre Leonardo Mayer (6-4,6-1). Battu au dernier tour des qualifications par Tim Smyczek (6-3,7-6), le Belge a appris à 11h dimanche matin qu’il héritait d’une place de lucky loser car Nishikori, malade, déclarait forfait. Après des jours d’attente pour rien, Bemelmans a ainsi été projeté sur le stadium 3 d’un coup. Une situation pas facile à gérer : “C’est bien d’être rentré finalement, mais c’est quand même difficile de rester dans le tournoi dans ces conditions… L’organisation ici te dit en plus qu’il n’y a pas vraiment quelqu’un qui peut se retirer donc bon… Je m’entraînais au cas où, mais mentalement c’est quand même différent. Tu dois te mettre dans le match tout de suite… Et puis l’autre jouait bien aussi.”

L’actuel 113e joueur mondial a passé de longues journées au stade depuis sa défaite au dernier tour des qualifications, ce qui n’a évidemment pas aidé. “Tous les jours je suis venu tôt car on doit s’inscrire avant 10h30. Et puis s’échauffer ou s’entraîner. Je jouais de 9h à 10h tous les matins puis j’attendais toute la journée. Et quand on me disait que je n’allais pas jouer, je faisais un entraînement le soir.” Il aurait donc vraiment préféré entrer dans le tableau à la régulière mais reconnaît que face à Leonardo Mayer, il était un peu loin du compte sur ce premier tour. “C’est toujours mieux d’être qualifié, ça te donne confiance. Lucky loser c’est très bien car tu as encore une chance d’aller plus loin mais pour le moral c’est toujours mieux d’être qualifié.”

Que lui a-t-il manqué aujourd’hui pour profiter de ce coup du sort face à l’Argentin, 47e joueur mondial ? “J’ai manqué de régularité”, répond-il. “Au début je jouais et servais bien mais après il m’a manqué la constance dans le jeu car là je rate plus vite qu’il y a quelques semaines en Europe.” Et puis il va quand même quitter dans quelques jours le désert californien avec le sourire : l’aventure n’a pas été si mauvaise que ça du tout. “Je suis quand même content d’avoir joué le tableau principal. Être dans un Masters 1000, ça reste quand même pas mal du tout. C’est juste dommage de ne pas avoir fait un bon match. C’est sûr que j’aurais pu faire mieux car j’ai le niveau, mais c’est juste un petit moment où je me sens un peu moins confiant. Je vais me préparer pour être là à 100% à Miami et me qualifier là-bas.”