Tennis

La présence d'Olivier Rochus et de Kristof Vliegen en finale du tournoi ATP de Munich a rappelé à ceux qui en doutaient encore que le tennis belge ne se conjuguait pas qu'au féminin. Les exploits exceptionnels signés ces dernières années par Justine Henin et par Kim Clijsters ont un peu rejeté dans l'ombre les performances de nos meilleurs joueurs sur le circuit masculin. La finale munichoise d'hier -première de l'histoire de l'ATP Tour à opposer deux joueurs belges- a partiellement réparé cette injustice. On a tendance à l'oublier mais le tennis masculin national ne s'est jamais aussi bien porté! Il suffit pour s'en convaincre de jeter un oeil sur le classement ATP où on retrouve la bagatelle de quatre joueurs de notre plat pays dans le Top 50: Olivier et Christophe Rochus, Xavier Malisse et Kristof Vliegen! A titre de comparaison, sachez que les Etats-Unis, première puissance mondiale sur les courts, n'en comptent pas davantage. Voilà une réussite qui ne manquera pas d'interpeller à nouveau les observateurs étrangers, déjà étonnés par les succès de Justine et de Kim. On a souvent parlé de génération spontanée pour expliquer les exploits de nos deux championnes. C'est, en vérité, oublier qu'il y a aussi, derrière, des structures made in Belgium de plus en plus efficaces: on pense, bien entendu, aux centres de tennis-études de Mons et de Wilrijk mais aussi aux structures privées comme le BATD ou le Pro Team. C'est oublier aussi qu'il y a des formateurs et des entraîneurs de grand talent, de la base au sommet de la pyramide. Oui, en matière de victoires au plus haut niveau, le tennis donne l'exemple dans un sport belge qui n'est pas toujours en pointe. Il convient, bien entendu, de s'en féliciter et d'en tirer les leçons. C'est bien la preuve qu'avec de la volonté et des infrastructures, même un petit pays peut s'offrir les plus belles places dans un sport universel com- me le tennis.

© Les Sports 2006