COIB: des critères qui ternissent l'image du tennis belge?

Thibaut Vinel Publié le - Mis à jour le

Tennis

Le sort de nos ambassadeurs du tennis sera jeté jeudi à 11 h lors du tirage des tableaux. Aujourd’hui, Yanina Wickmayer, David Goffin, Olivier Rochus et Steve Darcis rejoignaient à Londres Kim Clijsters, partie 24 heures plus tôt.

Hier, pendant que l’ancienne numéro un mondial traversait la Manche, le reste de la délégation avait rejoint le club bruxellois du Primerose. Après une brève présentation d’André Stein en tant que trésorier du COIB et président de l’AFT, Yves Freson, président de la Fédération royale belge de tennis, a pris la parole en recadrant la situation de ses joueurs. Il n’a pas mâché ses mots malgré un large sourire.

"Clijsters et Wickmayer ont obtenu sans problème leur qualification. En revanche, ce fut plus compliqué pour nos messieurs."

En évoquant le parcours de Darcis et Rochus, il a relancé le débat sur l’utilité des critères du COIB. Il voulait surtout éviter que tous les 4 ans la décision d’une éventuelle sélection ne tombe en coulisses. "Nous devrions arriver à un système où seuls sont pris en compte les critères du CIO."

Par la suite, il a ironisé sur la décision du COIB de ne pas aligner une équipe de double messieurs. "Ils n’ont pas retenu une paire de double en messieurs. Cela reste un mystère. J’ignore la raison. Peut-être avaient-ils déjà fait assez pour le tennis en acceptant les cinq athlètes ? En tout cas, cela ne leur aurait pas coûté plus cher car les deux athlètes étaient déjà sur le site olympique."

Et André Stein, placé entre deux chaises, de réagir : "Par souci déontologique, je n’ai pas assisté à ce débat. Non seulement je ne pourrais pas dévoiler la motivation, mais en plus, je l’ignore."

Yves Freson a alors conclu son intervention en évoquant l’absence de double dames. "Nous n’avons reçu aucune demande. Ni de Kim, ni de Yanina. A moins qu’elle ne démente." Ce qui ne fut pas le cas.

Dans les rangs des joueurs, on préfère balayer d’un revers de main ces petits feux. Si l’incendie a couvé, l’intervention miraculeuse de Kim Clijsters a éteint le feu naissant. Tous les protagonistes s’accordent à dire que la Limbourgeoise a évité de nouveaux conflits entre le COIB et Rochus.

"J’offrirai un verre à Kim", soulignait non sans humour "Oli" Rochus. J’aurais été jusqu’au bout sinon. Je vivrai mes troisièmes Jeux. Je mérite ma place", avançait-il avant de poursuivre sur le ton de l’humour. "Je logerai au village olympique. Le COIB ne m’a pas proposé de m’héberger à Wimbledon. Bizarre (rires). Je dormirai dans un appartement probablement avec Steve, David, Reginald (Willems) et Jean-Mi."

Une observation que partage son comparse Steve Darcis qui a, comme "Oli", toujours fait preuve d’une grande loyauté envers son pays. "La sélection n’a pas toujours été simple, mais il est temps de se concentrer sur l’aspect sportif. Nous jouerons à Londres. Ne gaspillons pas d’énergie en dehors des terrains." Que de tensions ! Que se serait-il passé sans le "deus ex-machina" de Kim ?

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