Tennis

Alizé Cornet avait dû entreprendre un autre combat depuis le 11 janveir 2018. Elle était sous le coup d'une suspension pour avoir manqué 3 contrôles antidopages, les fameux whereabout. Dans le cadre du programme antidopage de tennis, une décision a été prise.

Dans un communiqué, l'ITF précise que "Mme Cornet, une joueuse de 28 ans originaire de France, a été accusée le 11 janvier 2018 d'avoir enregistré trois «Missed Tests» contre elle en l'espace d'une période de 12 mois. Un tribunal indépendant a conclu, à la majorité, que l'agent de contrôle du dopage ne satisfaisait pas à toutes les exigences de l'article I.4.3 du règlement pour les contrôles et les enquêtes concernant le troisième test manqué. Plus précisément, l'agent de contrôle du dopage n'a pas fait ce qui était raisonnable dans les circonstances pour essayer de localiser la joueuse. Le troisième test manqué déclaré contre Mme Cornet ne vaut plus."

Ce contrôle remonte au mardi 24 octobre 2017. Ce jour-là, Cornet était censée être localisable chez elle, entre 8 heures et 9 heures du matin. Elle était bien présente à son domicile mais son interphone était en panne. Ça faisait une semaine que cette défaillance technique avait été repérée et elle a pu prouver sa bonne foi en présentant le devis de réparation préparé par l'entreprise contactée par son père", précise L'Equipe.

En l'absence de réponse à l'interphone, la préleveuse avait alors téléphoné à Alizé Cornet mais était tombée sur sa messagerie. Elle n'avait pas laissé de message car c'est ce que stipule le règlement dans ces cas. Et comme il s'agissait d'un appel masqué, il n'était pas possible pour Cornet de savoir qui l'avait appelée lorsqu'elle a constaté l'appel en absence, quelques minutes plus tard. Le troisième «no show» a été effacé.

La décision détermine que l'accusation selon laquelle Mme Cornet a commis une violation du programme a été rejetée. L'ITF a 21 jours pour faire appel. Cornet jouera à Strasbourg la semaine prochaine.