Tennis Il a sacrifié les tableaux de Quimper et de Budapest par amour pour son pays.

Le tennis est un sport individuel qui, deux à quatre fois par an, se joue en équipe pour que la magie de la Coupe Davis opère.

Il est toutefois de plus en plus évident que les intérêts de toutes les parties sont inconciliables. Prenez le forfait de David Goffin. D’un point de vue individuel, on ne peut pas lui reprocher d’avoir préféré prendre une semaine de repos afin de bien récupérer avant les échéances qui l’attendent (Sofia, Rotterdam, Acapulco et la tournée américaine où il aura de nombreux points à défendre).

Pour l’équipe, toutefois, son forfait est catastrophique car il obère fortement les chances de qualification.Et cela a aussi des répercussions… sur d’autres individualités. Surtout pour Steve Darcis. Le Sprimontois, qui a toujours fait passer l’équipe nationale avant sa santé, s’est retiré des tableaux à Quimper et Budapest pour défendre des chances belges devenues indéfendables. 

Or, outre les prize money, ces tournois lui auraient permis, avec un minimum de réussite, d’engranger suffisamment de points pour entrer dans le "Top 50" et se placer ainsi en ordre utile pour les tableaux des grands tournois ATP qui s’annoncent et dans lesquels les prize-money sont plus importants encore. Cela, Steve Darcis n’en laissera jamais rien paraître.

Il est trop heureux, trop fier de défendre son pays à la façon d’un résistant et de montrer ainsi l’exemple aux jeunes que sont Joris De Loore et Arthur De Greef.