Tennis Lille accueillera la finale de la Coupe Davis entre la France et la Belgique, a annoncé la Fédération française de tennis.

Malgré l'organisation du match de rugby entre la France et le Japon, c'est finalement au stade Pierre Mauroy que la Belgique se déplacera pour affronter la France et tenter de remporter le Saladier d'Argent.

Dans un communiqué de presse, la FFT a annoncé avoir pris la décision d'opter pour l'enceinte où les Bleus ont pris l'habitude de jouer, notamment en demi-finale.

"La Fédération Française de Tennis a décidé de confier l’organisation de la finale de la Coupe Davis, qui se déroulera du 24 au 26 novembre prochains à la Métropole Européenne de Lille (MEL) appuyée par la Ligue de Tennis des Hauts-de-France" peut-on lire dans cette annonce.

"Après avoir étudié plusieurs possibilités, et notamment celle de l’U Arena de Nanterre, dont le dossier était également de grande qualité, le choix s’est finalement porté sur le stade Pierre-Mauroy, que les Bleus, ainsi que les équipes techniques de la FFT, connaissent désormais parfaitement."

Outre le choix du stade, les Français ont également arrêté leur choix concernant la surface de jeu, et cette finale se déroulera sur dur intérieur. Cette surface est plus rapide que la terre battue choisie à la fois par la Belgique contre l'Australie et par la France contre la Serbie lors des demi-finales. Dernier élément, la fédération française de tennis a ajouté que la finale se jouerait avec le toit fermé. Si cela peut se comprendre vu le risque de pluie à cette période (fin novembre), le tennis indoor est traditionnellement plus rapide que le tennis outdoor. On peut donc penser que les Français souhaitent des conditions de jeu rapides pour déborder David Goffin et Steve Darcis.

Enfin, la capacité du stade a aussi été dévoilée, elle sera de 27.000 places. Aucune information n'a filtré sur le nombre de places allouées aux supporters belges.

L'AFT espère remplir plus de 10% des gradins

La règle prévoit que le pays hôte doit laisser 10 % des places en tribunes à son adversaire. Le président de l’AFT, André Stein, est prêt à se rendre à Paris pour en obtenir plus.

L’affiche de la finale n’est connue que depuis dimanche soir, mais les suppositions enflamment les réseaux sociaux.

Le président de l’AFT, André Stein, est prêt à se rendre à Paris pour discuter avec les dirigeants de la Fédération française de Tennis.

"Je suis en contact avec la FFT, nous a-t-il confié. "Nous pouvons négocier le nombre de places disponibles pour les Belges."

Pour l’heure, ce nombre reste flou. La règle est claire : le pays hôte doit laisser 10 % de places aux supporters de l’adversaire, ce qui assure un minimum de 2700 places aux Davis'et

"Nous tenterons d’en négocier plus. Nous verrons si l’AFT achètera directement les places ou si nous nous poserons comme garant. Tout doit encore être discuté. Je pense que la demande sera plus forte que l’offre. Nous essayerons de mettre en place un système pour privilégier les fidèles. Les déçus risquent d’être nombreux."

André Stein a vécu un week-end fabuleux au Palais 12. Tant aux niveaux sportif et organisationnel que relationnel, tout fut parfait. "La situation n’a jamais été compliquée chez nous. Aucune discussion n’a lieu sur la place publique. Je vais même plus loin. Une histoire d’amour lie les joueurs et cette Coupe. Quand un joueur est absent, il a toujours une bonne raison. Les critiques envers l’absence de David Goffin au premier tour n’étaient pas justifiées."

L’AFT est déjà occupée à songer au premier tour de 2018 car elle a déjà acquis la certitude de recevoir les clefs de l’organisation. "Nous sommes assurés de jouer chez nous et d’être tête de séries." Là, il y aura des places disponibles…

© AFP & Belga