Tennis David Goffin ouvrira le bal en affrontant Lucas Pouille lors du premier simple.

Le sort en est jeté. C’est David Goffin, tout auréolé de ses exploits aux Masters, qui ouvrira le feu, ce vendredi (14h), face à Lucas Pouille. "C’est un grand ami. Et j’’espère qu’il le restera après la partie", ironisait le joueur liégeois.

Les deux joueurs se sont déjà affrontés à trois reprises et, chaque fois, le Français s’est imposé. Mais, en finale de Coupe Davis, tout s’annonce très différent. "Je vais essayer d’être relax, d’imposer mon jeu rapide, de le faire bouger. C’est un joueur complet, solide, très puissant. Ce sera un vrai défi mais je me sens bien…"

David sait parfaitement qu’une grande partie des espoirs belges dans cette bataille de Lille repose sur ses épaules et qu’une défaire dans le simple initial aurait forcément de lourdes conséquences. Mais le n°7 mondial est désormais taillé dans le roc. Il sait gérer les événements. Il a bien récupéré de ses efforts de Londres, il est en pleine confiance, prêt à écrire une nouvelle page d’histoire.

Dans le camp belge , chacun sait que la tâche sera difficile. Mais pas impossible. "On est là pour gagner. Seule la victoire nous intéressé", répète le capitaine Joahn Van Herck qui a tiré tous les enseignements de la finale de 2015 face à la Grande-Bretagne. Certes, Darcis a encore un peu mal au coude, De Loore n’a plus disputé un match depuis septembre et Goffin souffre légèrement du genou. Mais l’envie de forcer les portes de l’exploit est telle que ces petits pépins passent quasiment inaperçus. "Physiquement, ils sont tous prêts. IL n’y a aucun doute là-dessus", résume d’ailleurs Maurice Joris, le médecin de l’équipe.

Hier, lors du tirage au sort célébré sous les lambris de la préfecture, les joueurs belges semblaient d’ailleurs bien plus souriants et détendus que leurs adversaires français, visiblement sous pression. Le choix de Yannick Noah de sélectionner Herbert et Gasquet plutôt que Benneteau et Mahut alimentait toutes les conversations. "Je n’ai pas à juger cette décision. Je ne m’y attendais pas, c’est vrai. Mais Noah a des données que je ne possède pas. Pour nous, cela ne change pas grand-chose. On fera le point après les deux premiers simples", précise Johan Van Herck.

L’objectif belge est, bien sûr, de remporter au moins un point ce vendredi. Pour faire douter l’adversaire. Et envisager - qui sait ? - un cinquième match décisif dimanche avec Super-Darcis en héros de fin de thriller. La réputation de gladiateur du Liégeois a largement traversé les frontières. Interrogé sur ses secrets par nos confrères français, Steve n’a évidemment pas révélé la potion magique ! "C’est difficile à expliquer. On a souvent été mené 2-1 le samedi et on a souvent gagné 3-2 le dimanche. C’est un scénario qui nous convient plutôt bien. On a appris à gérer ce genre de moments…"

Ceci dit, personne ne reprochera à Darcis de battre Tsonga tout à l’heure et à la Belgique de mener 0-2 ce soir !