Tennis

Cela se pourrait bien ! David Goffin a parfaitement négocié son quart de finale vendredi face à Donald Young (6-2,6-3) et sera désormais grand favori face au Suisse Henri Laaksonen. A part un break d’avance (2-1) dans le deuxième set concédé dans la foulée, l’actuel 12e joueur mondial s’est montré bien trop solide et inspiré pour l’Américain, 61e.

"Aujourd’hui, j’ai vraiment trouvé mon jeu sur dur", a-t-il ainsi confié une petite heure après sa victoire. "Je suis content car il fallait retrouver les automatismes et là j’ai mieux joué dans le premier match. J’étais plus serein, j’ai bien servi."

De quoi totalement assumer le gros programme de fin de saison qu’il a décidé d’accomplir : "J’ai choisi d’enchaîner, le genou allait mieux donc je ne regrette pas du tout. Le plus dur a été de gérer le changement de surface après la Coupe Davis : je n’ai pas tout de suite trouvé mon jeu, j’étais trop passif à Metz."

Un genou gauche qui tient

Goffin est aussi assez ravi de si bien résister dans les conditions difficiles de Shenzhen : "Il fait très chaud et humide, c’est incroyable. Le ressenti est horrible. Ceux qui jouent en début d’après-midi, je ne sais pas comment ils font…"

Dans le rayon des bonnes nouvelles, il faut aussi inscrire un genou gauche qui se tient globalement tranquille même si tout n’est pas encore parfait. "Le genou tient bien. Je joue encore sous anti-inflammatoires mais on diminue petit à petit. J’ai aussi gardé le bandage afin de bien tenir la rotule. Je sais qu’il me faudrait du repos pour vraiment revenir à 100 % mais je ne vois pas trop où le trouver !"

On ne l’a pas senti du tout éprouvé mentalement par l’enchaînement imposé depuis la tournée américaine. "Non, je ne suis pas du tout fatigué mentalement. Je jouais déjà bien en plus dès l’US Open, c’est mon genou qui a été le seul souci."

De quoi se reprendre à rêver du Masters… "Oui, ce serait une belle récompense après tout ce que j’ai traversé alors que j’avais tellement bien commencé la saison. Mais j’essaie de ne pas penser à tous les enjeux de fin de saison, à prendre vraiment match après match et tournoi après tournoi."

Laaksonen, un joueur physique

Et il ne pense pas non plus au fait qu’il n’a pas gagné de titre depuis 2014 : "Non, pas du tout. J’ai tout misé pour être performant dans les gros tournois. C’était un choix facile."

Il se méfie sinon de Laaksonen (107e), son futur rival pour une place en finale : "Il joue très bien, a l’air très fort physiquement et est dur à faire bouger. A moi de bien l’agresser et de me concentrer sur mon plan de jeu."

L’occasion est belle à prendre. Goffin, grand pragmatique, le sait parfaitement.