Tennis Après avoir battu le jeune Américain Frances Tiafoe, il défie l’espoir grec Stefanos Tsitsipas.

Mission accomplie. Pour son entrée en lice dans l’European Open d’Anvers, David Goffin a dominé, hier soir, le jeune Américain Frances Tiafoe en deux sets (7-6, 6-2). Le voilà déjà parachuté en quart de finale où il affrontera, ce soir, un autre talent en construction, le surprenant Grec Stefanos Tsitsipas (ATP 122), 19 ans et tombeur de Ivo Karlovic. "Je suis plutôt satisfait de ce premier match. J’ai eu un peu de mal à trouver mes marques au début mais, au fil des échanges, j’ai beaucoup mieux joué. C’est positif pour la suite…" confiait le Liégeois, visiblement soulagé.

Frances Tiafoe est le grand espoir du tennis américain. Fils d’immigrés sierra-léonais, ce solide gaillard de 19 ans a découvert les joies du tennis au Junior Tennis Champions Center, dans le Maryland, où son père était gardien. Fasciné, il a vite progressé au point de devenir, à 15 ans, le plus jeune vainqueur de l’Orange Bowl de Miami. Depuis, il est passé professionnel et poursuit sa folle ascension, porté par un jeu athlétique et puissant. Lors du premier tour du dernier US Open, sans complexe, il avait même poussé Roger Federer à un marathon de cinq sets !

Décalage horaire

Hier, le jeune US Boy, qui pointe désormais à la 79e place du ranking mondial, a confirmé son potentiel. Durant la première manche, il a carrément embêté David Goffin, s’offrant, au passage, deux balles de break à 4-4 et à 5-5. Trop pressé sans doute, il les gaspilla et perdit, dans la foulée, sévèrement le tie-break. "C’est un joueur doué et difficile à jouer. Il lâche ses coups sur toutes ses frappes. Sa marge de progression est très grande", confirme le n°1 belge.

Libéré par le gain du set initial, David éleva nettement son niveau de jeu dans la seconde manche grâce, notamment, à de bien meilleures premières balles de service. Et l’on retrouva, alors, le champion voltigeant, précis et rapide que les puristes apprécient tant. Pris de court sur le court, Tiafoe céda rapidement du terrain, au point de devenir, par instants, un spectateur de son match. De son propre aveu, le Liégeois se sent bien. Son élimination précoce à Shanghai lui a permis de bien se reposer et de se remettre sagement du décalage horaire. "Je crois que je pratique mon meilleur tennis de la saison. J’ai de bonnes sensations physiquement, mentalement et techniquement…" admet-il.

De fait, on le sent bien dans sa peau, prêt à terminer en beauté la saison. Et, à l’évidence, il fera tout pour s’adjuger ce trophée "made in Belgium" qui manque à son palmarès sur le circuit ATP.