Tennis

La Russe Maria Sharapova, qui reprendra la compétition la semaine prochaine après 15 mois de suspension, affirme que les critiques des autres joueuses sont "le dernier de (ses) soucis", dans une interview à l'hebdomadaire allemand Stern à paraître jeudi.

"C'est le dernier de mes soucis. Je n'y ai même pas pensé. Je sais que je suis respectée dans mon domaine. Je le vois dans la façon dont elles jouent contre moi", assure l'ancienne numéro un mondiale.

Pour son retour en compétition, la Russe suspendue pour dopage, et qui n'a plus de classement mondial en raison de son absence, va bénéficier d'invitations à Stuttgart, Madrid et Rome, des "wild-cards" qui divisent le circuit.

"Elle va pouvoir arriver mercredi et commencer son tournoi comme ça, c'est un peu bizarre pour les autres joueuses", a commenté l'Allemande Angelique Kerber. Grâce à cette invitation des organisateurs de Stuttgart, Sharapova va disputer son premier match depuis l'Open d'Australie 2016 le 26 avril, quelques heures seulement après le terme de sa suspension.

Avouant qu'il lui avait été "incroyablement difficile" au début d'accepter sa suspension, Sharapova ajoute: "J'avais peu d'amis. Seulement ma mère et mon père. Je me suis sentie très petite et très fragile".

Une nouvelle fois, la joueuse attaque vigoureusement l'ITF (Fédération internationale de tennis) et le responsable de la lutte contre le dopage Stuart Miller, à qui elle reproche de ne l'avoir pas prévenue en octobre 2015 des nouvelles réglementations qui allaient entrer en vigueur.

La joueuse de 29 ans, cinq fois titrée en Grand Chelem, avait été contrôlée positive au meldonium en janvier 2016. Dans un premier temps elle avait été privée de compétition pendant deux ans par l'ITF. Sa suspension avait été réduite en octobre à 15 mois par le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui avait reconnu qu'elle n'avait pas eu l'intention de tricher.

La jeune femme utilisait depuis plusieurs années le meldonium, alors autorisé, mais ce médicament a été reclassifié en produit interdit par l'AMA (Agence mondiale antidopage) début 2016 après que des augmentations de performances aient été régulièrement constatées.