Edito: Federer for ever

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Tennis

Les grands champions ne meurent jamais. On le disait sur le déclin. Il a apporté un démenti cinglant à tous ceux qui ne croyaient plus en lui. Oui, Roger Federer est un géant du sport, un athlète comme on les aime, altiers, généreux, tenaces, brillants et simples à la fois.

Le tennisman suisse l’a prouvé dimanche, à Wimbledon, en clôturant victorieusement les internationaux d’Angleterre et en dominant Andy Murray, l’enfant du pays, celui en qui le Royaume-Uni, et pas seulement l’Ecosse, avait placé tous ses espoirs, refroidis depuis 73 ans et le dernier succès british, glané par un Fred Perry qui n’avait pas encore lancé sa ligne de vêtements trendy.

Voici Federer redevenu numéro un mondial (et en passe de dépasser les 286 semaines passées au faîte de la hiérarchie par l’Américain Pete Sampras, autre gentleman des courts), voici Federer nanti d’une 17e couronne dans l’un des quatre plus grands tournois du monde (c’est six de plus que Rafael Nadal), voici Federer réinstallé sur un trône qui vacillait depuis l’Open d’Australie 2010 (son dernier triomphe au sommet) et l’avènement de Nadal l’Espagnol et du Serbe Djokovic qui ont réduit puis gommé la marge dont bénéficiait le Suisse.

A force, on se disait que celui-ci était promis à un crépuscule, flamboyant peut-être, encore allumé par de jolies fulgurances, mais qui l’amènerait inexorablement de l’autre côté d’une carrière exemplaire.

Depuis dimanche, cette carrière est relancée et de quelle façon. Federer, ce tennisman aussi noble dans la victoire que la défaite, cet homme qui a mis sa notoriété au service des plus pauvres par le biais d’une fondation dont il s’occupe activement, is back. Quel bonheur.

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