Tennis La Belge s’est exprimée après ses exploits australiens.

Désormais rodée aux longs voyages, elle a déjà zappé les effets du jetlag. "Je suis arrivée samedi matin à Zaventem. Le soir, j’étais un peu KO. Mais, dès le lendemain, tout était rentré dans l’ordre…"

Souriante, détendue, Elise Mertens n’est pourtant pas encore totalement redescendue sur terre. "Ce qui m’est arrivé en Australie est vraiment fantastique. Une demi-finale dans un tournoi du Grand Chelem, c’est magique ! A présent, il me faut assumer mon nouveau statut et poursuivre sur ma lancée. Pas question de m’endormir sur mes lauriers. Je dois continuer à bosser encore et encore…"

Hier matin, la jeune championne limbourgeoise, portée par ses exploits à Melbourne, pointait à la vingtième place de la hiérarchie mondiale. "Tout va très vite, c’est vrai. Mais, en même temps, je me sens prête à relever le défi. Je crois que je peux encore m’améliorer dans tous les secteurs du jeu. Au plus haut niveau, ce sont souvent les détails qui font la différence."

Elise, 22 ans, est une fille très équilibrée. Cela se sent sur le court, où elle joue juste et intelligemment, attentive à son ressenti et aux conseils de son staff. Cela se sent aussi dans la vie où, du genre cool, elle ne se pose pas de questions métaphysiques inutiles.

"Je ne connais pas vraiment mes limites. J’essaie de m’améliorer à chaque match. Et ça fonctionne plutôt bien. Grâce à mon Top 20 , je serai probablement tête de série dans certains tournois. Cela va m’aider lors des tirages. Mais, en même temps, j’aurai un peu plus de pression sur les épaules. Il faudra gérer tout cela…"

Elise semble clairement taillée pour le costume. Mentalement, elle est très solide. C’est l’un de ses grands atouts. Le stress, elle ne connaît pas. Ou alors très peu. "Avant un match, j’entre dans une sorte de bulle . J’écoute un peu de musique dans les vestiaires. Et, une fois sur le court, je donne tout…"

"Un jeu pour toutes les surfaces"

Lorsqu’elle est en confiance comme à Melbourne, la recette est implacable. Quelque chose nous dit d’ailleurs que, secrètement, elle se sentait même capable de se hisser en finale. Et plus, si affinités ! "Je regarde toujours devant moi. C’est un peu ma devise. Je sais désormais que j’ai les armes pour réussir de bonnes performances dans les plus grands tournois. Je crois avoir le jeu pour me débrouiller sur toutes les surfaces. Surtout la terre battue. L’an passé, à Roland-Garros, j’étais au troisième tour. Et depuis, j’ai beaucoup progressé !"

En Australie, elle a affiché au grand jour ses ambitions grâce, notamment, à un jeu agressif du fond du court et à une première balle de service très performante. Sur le circuit féminin actuel, où l’équilibre des forces est évident et où tout se joue souvent dans la tête, elle a clairement un beau coup à jouer. "Mais tout se fera naturellement, étape par étape. Je n’ai pas d’objectif précis en termes de classement. Je veux simplement donner le meilleur de moi-même…" Son prochain challenge la mènera à Mouilleron-le-Captif, en Vendée. C’est là que l’équipe belge de Fed Cup défiera, les 10 et 11 février, la France au premier tour du Groupe Mondial. "J’adore jouer pour mon pays. L’ambiance au sein de l’équipe est super. On aura notre chance. Et je suis convaincue que les filles sont capables de réussir en Fed Cup ce que les garçons ont réussi en Coupe Davis !"