Tennis Le Suisse consacre le mois d’avril à sa fondation qui œuvre pour l’Afrique.

Après avoir mis le circuit pro à ses pieds durant 3 mois, Roger Federer l’a mis entre parenthèses durant 2 mois. Sa raquette n’est jamais loin de son poignet. Le Suisse n’est pas blessé. Il ne joue plus car il n’est plus pressé. Il profite de son charisme pour dépasser le cadre des tournois.

Lundi, il a disputé le "Match for Africa 3" face à un fantôme de ce début de saison, Andy Murray. Le Hallenstadion de Zurich affichait sold out depuis bien longtemps. Les 11.000 tickets n’ont pas suffi pour contenter les Suisses qui ne jurent que par le Bâlois. Le tenant du titre à l’Open d’Australie, à Indian Wells et à Miami n’a même pas laissé une petite miette au toujours actuel numéro un mondial écossais 6-3 7-6 (8/6). La performance sportive était éclipsée par le véritable enjeu de la partie : la fondation de Federer. Plus d’un million d’euros ont été récoltés en faveur des enfants de familles en difficulté. Le but est de financer l’éducation et la formation. Son action touche 277.000 enfants du côté de la Zambie et de l’Afrique du Sud.

Avril est placé sous le signe de sa fondation. Fedex a déjà inscrit dans son agenda le "Match Africa" n° 4 le 29 avril, à Seattle (USA) où il défiera John Isner. Deux invités, issus d’autres domaines, monteront sur le terrain dont le fondateur de Microsoft, Bill Gates. Là aussi, la foule a répondu présent. Dix-huit mille personnes sont attendues.

Disponible pour son association, le détenteur de 18 levées du Grand Chelem en a profité pour passer sur le plateau de la télévision suisse RTS. Décontracté et souriant, il est revenu sur le paramètre principal qui le porte vers cette seconde jeunesse sur le circuit.

"Avoir une telle fraîcheur est très important. Avec l’âge, les joueurs deviennent trop statiques. Ils connaissent leurs qualités et leurs limites. Je n’accepte pas cette résignation. A 35 ans, je continue à tenter de nouvelles choses. Je crois qu’il est précieux de prendre des risques. J’aime inventer."

Il en a profité pour rappeler l’importance du bonheur familial sur son rendement durant les tournois.

"Je suis un joueur heureux. Je m’amuse beaucoup plus dans ma vie privée. Je prends beaucoup de plaisir avec ma famille. Avec mon épouse, on se demande comment on fait avec le circuit et les enfants. On a décidé de tout vivre ensemble. Le rôle de Mirka ? C’est simple. Quand je l’ai rencontrée, j’avais zéro titre. Aujourd’hui, j’en ai gagné 91. Elle a toujours été là pour moi. Elle me conseille. Souvent, je lui demande ce qu’elle pense. Elle ne m’a jamais mis de pression pour que j’arrête. Je sais qu’un jour ma carrière prendra fin."

Son épanouissement trouve aussi son origine dans… les réseaux sociaux. Au début de sa carrière, il ne pouvait pas partager autant avec ses fans. "Aujourd’hui, on peut jouer avec eux."