Tennis

Est-ce le temps particulièrement belge de Poznan qui l’a inspiré ? Toujours est-il que Clément Geens a livré une semaine remarquable au challenger polonais (42 500 € + H), où il était pourtant parti seul et où il ne s’est incliné qu’en finale face au Moldave Radu Albot (ATP 92). Une défaite dont il n’a pas à rougir (6-2, 6-4 en 1h32) face à un adversaire extrêmement régulier.

"Je suis content de ce que j’ai montré" , dit Clément, qui avait disputé sept matches en neuf jours et éliminé quatre joueurs mieux classés que lui : l’Allemand Tobias Kamke (ATP 126 et ex-60e mondial), le Chilien Christian Garin (ATP 277), l’Espagnol Jordi Samper-Montana (ATP 186) et son compatriote Kimmer Coppejans (ATP 214). "En finale, j’étais un peu émoussé, j’ai même demandé un temps mort médical à cause d’une petite contracture à l’aine. J’ai moins bien servi (NdlR : il avait délivré 24 aces jusqu’en demi-finale) mais il a aussi très bien retourné et m’a fait beaucoup courir. J’ai essayé de le limiter au maximum dans son revers mais il a pris le dessus. J’ai vu, cependant, que je pouvais affronter des joueurs de ce niveau."

L’US Open n’est plus très loin

De plus, Clément était seul sur place puisque son ami Omar Salman n’avait pas franchi le cap des qualifications et était rentré en Belgique au début de la semaine. De ce point de vue aussi, il a beaucoup progressé grâce au travail d’hypnose de Michel Vallacorta. A la fin de l’année dernière, le jeune Waterlootois (20 ans) était encore 405e mondial.

Début juin, à Lyon, il remportait son premier match de tableau final dans un challenger en battant le Hollandais Antal van der Duim après avoir été repêché. Ce lundi, il figurera à la 264e place mondiale, soit… un gain de 80 places ! Il lui faudra grappiller 23 points dans les trois prochaines semaines pour espérer figurer dans le cut des qualifications de l’US Open.

Pourra-t-il les prendre à Tampere cette semaine où il est opposé mardi au premier tour à un jeune Finlandais (50e mondial junior) ? Il rejoindra la Finlande ce lundi après une nuit à Berlin.Patrice Sintzen