Tennis

David Goffin (ATP-13) s'est qualifié sans trop de difficulté pour le troisième tour de Roland Garros en écartant l'Argentin Carlos Berlocq (ATP-126) en trois sets (7-5, 6-1, 6-4). Il affrontera en huitième de finale l'Espagnol Nicolas Almagro (ATP 49). Le Liégeois, qui avait remporté son premier match en trois sets, affrontait au deuxième tour un spécialiste expérimenté de la terre battue en la personne de Carlos Berlocq, 33 ans et issu des qualifications.

Après avoir été breaké à deux reprises, le numéro 1 belge est parvenu à recoller à 5-5, avant d'accentuer encore la pression sur son adversaire pour emporter la première manche (7-5).

Libéré, il expédia le deuxième set sur le score de 6-1.

Berlocq releva la tête dans le troisième set, mais Goffin ne trembla pas au moment de conclure (6-4).

Au tour suivant, le Liégeois affrontera Almagro, un autre vrai "terrien" expérimenté, qui s'est défait en trois sets du jeune Tchèque Jiri Vesely. L'Espagnol a remporté les trois duels qui l'ont opposé au Belge. Le dernier remonte à 2013, sur la terre battue du Masters 1000 de Monte Carlo.


"Il avait été infernal en Coupe Davis. Ici aussi"

"Je suis très content. Battre un terrien au deuxième tour ici, cela donne confiance", a-t-il confié. Ce fut en quelque sorte bis repetita pour David Goffin, jeudi. Carlos Berlocq ne ressemble en rien à Grégoire Barrère, mais le scénario du match fut identique à celui du premier tour, le N.1 belge devant revenir d'un break dans les premier et troisième set avant de faire la différence.

"C'était un bon match dans l'ensemble. Surtout au troisième set, où l'intensité est montée d'un cran. Il a tout donné pour revenir, mais je suis resté calme et j'ai pu remettre une couche. On sait qu'il est capable de tout faire pour déstabiliser son adversaire. Il avait été infernal en Coupe Davis. Ici aussi, il l'a mal pris quand je l'ai breaké au premier set. C'est quelqu'un qui a une frappe lourde et haute et qui donne sa vie pour gagner chaque match. Bref, ce n'était pas évident."

Samedi, c'est un autre terrien comme l'on dit dans le jargon, Nicolas Almagro, que David Goffin trouvera sur sa route. L'Espagnol, qui fut 9e à l'ATP en 2011, a retrouvé des couleurs ces derniers mois, remportant notamment le tournoi d'Estoril, fin avril. Le Liégeois, qui ne l'a encore jamais battu, devra donc être sur ses gardes. "Il va falloir le faire bouger, car il a une main fabuleuse et peut sortir des coups incroyables du fond du court. Il a gagné je ne sais pas combien de titres sur terre battue et il a encore éliminé Kohlschreiber ici au premier tour. Cela prouve qu'il est en forme. C'est un troisième tour et on s'accroche tous pour essayer de le gagner", conclut-il.