Tennis Malgré la pluie et une longue attente, David Goffin s’est hissé en huitièmes de finale à Barcelone.

David Goffin s’est qualifié pour les huitièmes de finale de l’ATP 500 de Barcelone. Le 10e joueur mondial a battu pour son entrée en lice le Géorgien Nikoloz Basilashvili (ATP 61) en 1 heure et 13 minutes.

Programmé à 11h, son match n’a démarré que plus de 4 heures plus tard à cause de la pluie. "Il n’y a pas de miracle", nous confiait David Goffin. "L’attente reste une phase superdure. Toutes les demi-heures, les organisateurs repoussaient le début de la rencontre. Il faut trouver les bons moments pour s’alimenter."

La pluie a ensuite modifié radicalement les conditions de jeu. David Goffin a mis un set à régler son jeu sur la terre battue lourde et humide. "Au final, j’ai réalisé un bon match. Les conditions étaient particulières : lentes et froides. Je ne sentais pas bien le terrain au début. Ensuite, tout s’est bien mis."

Après avoir remporté la première manche, il a enfoncé le clou grâce à un niveau de jeu qui correspondait plus à celui pratiqué au Masters 1000 de Monte-Carlo. "Lors du premier set, je ne servais pas bien. J’ai éprouvé des difficultés à me mettre en rythme. Ensuite, j’ai commencé à mieux retourner ses balles. Ma première balle de service était plus tranchante." Le verdict est sans appel : 7-5, 6-0.

Tel est le prix à payer pour les adversaires de David Goffin qui ne cherchent pas à l’agresser. En 2017, le patron sur le terrain, c’est souvent lui. A la Race (classement basé sur l’année 2017), il figure à la 4e place, derrière Roger Federer, Rafael Nadal et Stan Wawrinka.

"Ce que signifie ce chiffre 4 ? Que j’ai livré un très bon début de saison, mais ça ne veut encore rien dire. Je suis satisfait. Je n’oublie pas que la saison sera encore longue. Je veux toujours viser le plus haut possible en me centrant sur mon jeu et non sur un classement. Je ne regarde pas le ranking."

La confiance est maximale

Quelques jours après sa demi-finale au Masters 1000 de Monte-Carlo, le Liégeois n’est pas un joueur différent, mais il a fait le plein de confiance. Une confiance qui rejaillit sur son jeu à Barcelone.

"Monte-Carlo n’a pas été un déclic. J’ai poursuivi dans la lignée de mon travail des derniers mois. J’ai juste profité d’une confiance accrue par le retour sur la terre battue. Quand vous remportez un match, puis un deuxième sur une nouvelle surface, la confiance monte en flèche. J’ai dû livrer des matches ultradifficiles. J’étais bien préparé sur un plan physique. Je suis satisfait car je n’ai pas surjoué. J’ai joué avec justesse."

En huitièmes de finale à Barcelone, il affrontera le jeune Russe (20 ans) Karen Khachanov (ATP 56) qui a surpris Pablo Cuevas.