Tennis Le Liégeois affrontera Feliciano Lopez ce mardi pour son entrée en lice.

Fort de sa belle tournée américaine, David Goffin garde l’ambition bien placée.

David, pas le temps de savourer votre tournée américaine, il faut enchaîner avec le Masters 1000 de Monte-Carlo ! 

“Oui, c’est vrai. Et puis on laisse beaucoup d’influx et d’énergie, dans des conditions dures comme à Miami. Parfois on aime bien se reposer et se préparer gentiment mais là, on n’a pas trop eu le temps. Le transfert du dur vers la terre s’est bien passé, je me sens bien. Le principal, c’est que le niveau de jeu est toujours là. Parfois ce n’est pas si mal d’enchaîner.” 

Après deux demies de suite en Masters 1000, on s’attend à ce que ça continue ? 

“Non… Mais la confiance est là, je me sens serein, sûr de mes qualités. Maintenant tous les matches sont durs. Feliciano Lopez au premier tour, ce n’est pas un cadeau. C’est un gros serveur, avec un très bon slice même s’il sera un peu moins efficace sur terre battue. Il a une bonne patte de gaucher, va essayer de monter au filet. Il va falloir bien retourner, être agressif et, pourquoi pas  ?, essayer de monter avant lui. Il n’y a plus de matches faciles, on peut perdre contre tout le monde. Il faut rester vigilant. Je suis confiant mais prudent.” 

Vous avez tapé avec Rafael Nadal ici; sur ocre, c’est toujours spécial ? 

“Il reste très costaud physiquement. À mon avis, il ne faut pas l’enterrer trop vite car ça restera un très gros client sur terre battue. Avec Nadal, il faut mettre du physique dans chaque frappe parce que la balle tourne vraiment très fort. Quand on joue deux heures avec lui, on le sent quand même dans les jambes.” 

Après votre match face à Djokovic à Miami, Boris Becker a tweeté que vous seriez bientôt Top 10…

 “C’est sûr que ça fait plaisir, mais il faut encore y arriver. J’ai toujours dit que c’est un objectif de carrière, et quand on est 13e, on essaie toujours de prendre trois ou quatre places voire plus. (sourire) J’essaie toujours d’avancer, de progresser, de faire des résultats, d’accrocher et battre les meilleurs, de passer de petits caps. J’espère un jour me retrouver dans le Top 10 , mais ce sera la conséquence et pas l’objectif principal.” 

Un mot, enfin, sur le décès de Julien Hoferlin… 

“C’était un super entraîneur, un grand monsieur du tennis belge. Il a toujours été là pour m’encourager. Il mettait toujours de la bonne humeur dans le groupe, tout le monde se sentait bien quand on était autour de lui. C’est ça qu’il faut retenir : sa bonne humeur, sa passion pour le tennis. Julien avait toujours le mot juste, il était toujours positif.”