Tennis Premier match de 2018, et première victoire, facile, contre Alexander Zverev, 4e mondial.

Même si les vacances ont été trop courtes à son goût, David Goffin a fait très forte impression lundi pour son premier match de l’année à la Hopman Cup, où il a facilement pris la mesure de l’Allemand Zverev, et il est d’autant plus souriant que ses problèmes de genou sont pour le moment résolus. Juste après le double mixte, il est venu confier ses sensations de reprise.

David, comment analysez-vous ce match de rentrée ?

"C’était un bon départ, un match très solide. J’ai joué de manière agressive, donc pour le premier match de l’année c’était bien. J’ai encore du boulot à faire sur mon service, mais de manière générale je suis ravi de ma performance. Physiquement, je me sens à 110 %, ce qui est une très bonne nouvelle."

Vous n’avez pas eu beaucoup de temps de préparation, et pourtant vous avez sorti un très grand match…

"C’est comme si je n’avais pas arrêté et que la saison continuait en fait. L’intersaison a été très courte, je n’ai pas vraiment eu le temps de me reposer donc je n’ai pas eu le temps de bosser sur tout, alors il faudra s’adapter sans doute dans les mois qui viennent. C’est sûr que niveau repos ce n’était pas assez mais j’ai prouvé que je savais enchaîner de longues périodes. Là c’est bien parti, mon premier match de la saison s’est bien déroulé, le genou va super bien et j’espère que ça ne va faire que s’améliorer. J’ai fini l’année très fort, en jouant mon meilleur tennis et là je suis sur ma lancée."

Ce très haut niveau de jeu face à Zverev, vous vous y attendiez ?

"Depuis que j’ai repris l’entraînement, les sensations sont super bonnes, et là c’est clair qu’il y avait beaucoup d’intensité. Être ici me permet d’avoir des matches de préparation sans conséquences au niveau des résultats donc je peux m’entraîner dur, comme ce lundi où j’ai joué un peu plus d’une heure avec Roger dans la matinée. Peu importe la rencontre du jour, je fais le maximum pour bien me préparer. On a fait une dizaine de jours de physique avant de partir, on continue la préparation ici, et la semaine prochaine on va à Melbourne pour deux matches à Kooyong et une autre semaine de préparation comme j’ai l’habitude."

Et donc ce genou vous laisse désormais en paix : plus de douleur, plus d’anti-inflammatoires ?

"Plus rien du tout. On a vraiment beaucoup bossé ces dernières semaines, on a vraiment fait un bon boulot. On s’y est mis à fond pour être sûr que je recommence l’année sans aucune douleur, et là c’est gagné. J’espère que c’est fini pour de bon… On a fait beaucoup de renforcement, c’est un travail presque au quotidien et là ça a déjà payé après un peu plus de trois semaines donc je suis super content. Il faut continuer, ne pas lâcher, car ça peut revenir."

Les gens vous regardent différemment après vos exploits de fin d’année, non ?

"Peut-être… J’ai fini fort, j’ai battu Rafa et Roger alors peut-être qu’on me voit différemment mais moi je me concentre seulement sur ce que j’ai à faire, sur les progrès à accomplir d’ici l’Open d’Australie."

Où vous serez sans doute dans la liste des favoris…

"Je n’y pense pas vraiment. J’essaie de profiter de mon élan, de jouer à un très haut niveau et on verra. C’est inutile de se mettre de la pression, d’espérer tout de suite être dans le dernier carré. Il y a plein de choses qui peuvent arriver, tellement de bons joueurs, et de jeunes joueurs qui arrivent, aussi la chaleur et la fatigue à gérer."

La chaleur, vous êtes déjà servi ici à Perth !

"Oui, j’ai joué deux fois à midi et dehors, pas sur le grand stade, pour essayer de m’habituer. C’est toujours plus facile de passer de dehors à un grand stade que l’inverse."

Ce double mixte avec Elise Mertens, ça pourrait être celui des JO de 2020…

"C’était très sympa et je suis sûr qu’on peut encore faire mieux la prochaine fois. Tokyo, c’est encore loin mais j’espère qu’Elise va continuer sa progression et que moi aussi. On verra où on se retrouvera."