Tennis David Goffin a remporté, en deux semaines, l’ATP 250 de Shenzhen et l’ATP 500 de Tokyo.

David Goffin va arriver à Shanghai avec déjà deux titres en poche. Il refuse de s’enflammer mais il est, tout de même, conscient qu’il tient la très grande forme. De quoi voir de plus en plus loin et de plus en plus haut. Une grosse heure après sa victoire, il s’est confié sur ce deuxième titre consécutif et cette période faste.

Avez-vous vraiment l’impression d’avoir gagné le plus grand titre de votre carrière ?

"Oui, clairement ! Gagner un ATP 500, avec de tels joueurs dans le tableau… C’est une grosse fierté. Je ne réalise pas vraiment que je viens de gagner un 250 et un 500 en deux semaines… C’est incroyable… Surtout l’ATP 500."

Et pourtant, vous avez donné l’impression de totalement maîtriser votre sujet, à part à 2-4 dans le deuxième set…

"J’ai bien maîtrisé le match, c’est vrai, mais ce n’était pas facile. J’ai bien servi dans le premier set, bien géré une fois le break en poche, mais après il s’est montré plus agressif et j’avais plus de mal à rester dans l’échange. Mais je tenais quand même et je ne me suis pas décomposé. Je me suis mis à être plus agressif dès le retour, et j’ai été super content de voir que ça a payé tout de suite. J’ai immédiatement repris le dessus face à un adversaire qui n’est pas facile à gérer car il n’est pas gêné par la cadence donc il faut varier et être créatif tout en restant bien agressif. J’y suis parvenu."

Pensez-vous avoir retrouvé votre niveau de jeu du début de saison, ou même mieux ?

"Oui, je pense que j’ai retrouvé mon niveau de jeu et effectivement même un peu mieux grâce au service. J’ai un meilleur pourcentage de première balle, je protège bien ma seconde balle et ce coup est vraiment devenu une arme. J’ai aussi fait une belle semaine à la volée où je continue à progresser et à être de plus en plus efficace. Tout cela fait une grande différence."

On dirait que ce programme chargé vous sert de défi et que ça vous plaît finalement…

(Il rit) "Quand ça se passe bien, on profite et on enchaîne. Je n’ai en plus aucun pépin physique, donc tant que je ne fais pas de conneries au niveau de ma santé, je continue. Et puis je n’ai en fait pas le temps de me poser des questions, donc ce n’est finalement pas plus mal."

Avez-vous eu peur à un moment que ce genou gauche vous gâche la fin de saison ?

"Oui, j’ai eu peur pour mon genou mais la Coupe Davis m’a redonné confiance, j’ai vu qu’on pouvait garder ça sous contrôle. L’été a été dur entre la cheville et le genou… Franchement, je n’attendais plus de résultats pour la fin de saison, je voulais juste enfin rejouer sans avoir mal. J’ai encore tout un protocole à suivre pour le genou, je garde aussi le tape pour maintenir la rotule bien basse mais on continue aussi de diminuer les anti-inflammatoires."

Vous allez finir par garder ce bandage pour toujours vu qu’il vous porte chance, non ?

"Ah ah, non ! Je ne suis pas superstitieux. Dès que je pourrai, je l’enlèverai."

Trêve de plaisanterie, maintenant il faut enchaîner : Gilles Simon vous attend à Shanghai…

"Ce sera un match dur, mais ça dépend surtout de moi. Gilles a un peu de mal cette saison, mais Shanghai est un tournoi qu’il aime et qui lui a souvent réussi. Je vais devoir tout de suite me remettre dedans, car Simon ce n’est jamais un premier tour facile. J’espère pouvoir sortir un gros match."

Sinon, ça commence quand même à sentir bon pour Londres tout ça…

"Oui, ça sent bon mais il faut continuer et surtout ne pas se relâcher."