Tennis David Goffin et son coach étaient philosophes après la déconvenue de mercredi.

Il y a des défaites qu’il faut savoir prendre plus facilement que d’autres. Celle que David Goffin s’est vu infliger par Pablo Cuevas en fait partie. D’ailleurs, le Liégeois n’avait pas la mine défaite : il était tombé sur plus fort que lui ce jour-là, pas de quoi tout remettre en question. Surtout pas après son très bon début de saison.

"Je n’ai pas de regret après un match comme ça, je vais me tourner vers Miami. Ce n’est pas une défaite qui m’affecte, je me suis battu à fond, il a fait un gros match et mérite de gagner aujourd’hui."

Son coach Thierry Van Cleemput partageait ce sentiment. "Toutes les conditions étaient avec Cuevas. Je ne l’ai jamais vu jouer aussi bien, notamment au service. La balle était beaucoup plus lourde et tournante. C’est très rare mais je sors avec aucun regret du match. Le premier set est un petit peu en dedans pour David, mais parce qu’il est surpris par l’adversaire : la qualité, la régularité et l’intensité. Donc ça tourne mal. Belle réaction dans le deuxième. Mais on sentait une fragilité."

On a pourtant eu l’impression que Goffin aurait pu s’en sortir, surtout après un deuxième set où sa vitesse de jeu semblait capable d’inverser la tendance.

"Dans le deuxième oui il a mis un peu plus de cadence, reconnaît Van Cleemput. Mais ça coûte de l’énergie et c’est très difficile de s’appuyer sur cette balle montante qui rebondit très haut. On n’a pas le droit à la moindre erreur sinon on l’emplâtre."

David Goffin, lui, explique qu’à un moment il a aussi été plombé par son service : "J’ai réussi en m’accrochant à grappiller un break au début du deuxième et j’ai tenu en servant très bien jusqu’à 2-2 au troisième. Et là il y a eu un moins bon jeu au niveau du service. C’était très dur, et lui a fait un très gros match. Je ne m’attendais pas à ça même si je savais que le match serait difficile. Les conditions comme ça avec un rebond très haut, où le lift était accentué, je savais que ça allait lui convenir, en plus son service était plus efficace aujourd’hui avec des balles très vives."

Et maintenant ? Miami. Son humidité et des conditions de jeu totalement différentes. Après le bel enchaînement de la saison passée, David Goffin a hâte d’y être.

"À moi de continuer comme ça et je suis sûr que mes sensations seront meilleures à Miami. Il y a le décalage horaire à gérer le matin qui n’est pas facile, et un voyage qui est quand même long, cinq ou six heures."

Van Cleemput était lui aussi déjà tourné vers la Floride : "On savait que c’était difficile ici, les choses ne se sont pas bien mises, ce n’est pas grave. Il y a un bon tournoi dans l’ensemble. On va se reposer un peu et partir assez vite se préparer à Miami."