Tennis

Elles n'auront pas poussé le vice jusqu'à échanger quelques balles... Justine Henin-Hardenne (WTA 7) et Kim Clijsters se sont entraînées côte à côte, dimanche matin, sous un généreux soleil à Aorangi Park, le complexe qui jouxte le All England Club. La Namuroise est arrivée mercredi à Wimbledon, en provenance de Monaco, où elle était partie se ressourcer après son triomphe parisien. «J'ai tâché de déconnecter, expliqua-t-elle. J'ai pris du bon temps en compagnie de mon époux et j'ai surtout beaucoup dormi. C'était nécessaire, car je ne dors jamais énormément durant une levée du Grand Chelem.»

Wimbledon est le seul grand titre qui manque au palmarès de Justine Henin. Elle voudrait tellement le remporter. Intrinsèquement, elle en est tout à fait capable, mais n'ayant plus joué sur gazon depuis deux ans et se présentant sans tournoi de préparation dans les jambes, elle n'a peut-être pas mis tous les atouts de son côté. «Le gazon ne constitue pas ma surface de prédilection, même si je sers mieux qu'avant. Je ne figure certainement pas parmi les favorites. Beaucoup de gens évoquent Davenport, Sharapova et Serena, mais je pense que Kim sera aussi très dangereuse. Cela ne me surprendrait pas si elle s'imposait. Moi, je devrai être très concentrée dès le début. De toute manière, il ne sert à rien de rêver de ce qui pourrait éventuellement arriver.»

La lauréate de Roland-Garros, qui entamera son tournoi mardi contre la Grecque Eleni Daniilidou (WTA 76), fait déjà l'objet de beaucoup de convoitises à Wimbledon. Curieux de connaître les plaisirs de la vie qu'elle s'octroie, un journaliste américain n'hésita ainsi pas à lui demander avec quelle voiture elle roulait, mais il en fut pour ses frais. «Je ne vous le dirai pas, rétorqua-t-elle. Vous savez, je suis une fille très simple. L'argent ne fait pas mon bonheur, même si je reconnais qu'il rend la vie plus facile...»

Pour la petite histoire, Justine Henin pourrait dépasser la barrière des 10 millions de dollars de gains si elle gagne le tournoi...

© La Libre Belgique 2005