Tennis

Incontestablement, c'est le match des extrêmes. Pas davantage que les Argentins ne se seraient posé la question du choix de la surface du terrain si la rencontre avait eu lieu chez eux, optant forcément, alors, pour la terre battue, les Australiens n'ont pas hésité une seule seconde, eux non plus, avant de privilégier le gazon de Sydney. Mais malgré l'apport de cette herbe taillée à la mesure du talent de Lleyton Hewitt, la formation australienne n'est pas à l'abri d'une grosse déconvenue, elle qui a le droit de s'interroger sur le potentiel de Wayne Arthurs, titularisé par John Fitzgerald.

Wayne Arthurs, qui affiche 35 printemps, pourra-t-il dompter la paire Coria-Nalbandian dont on a pu mesurer les énormes progrès, sur gazon, lors du dernier Wimbledon? Rien n'est moins certain, car si Lleyton Hewitt, en principe, doit remporter ses deux simples, Arthurs, lui, pourrait les perdre. Ce qui signifie que le double de samedi va, une fois encore, revêtir une importance cruciale. Vérité qui n'échappe pas à Fitzgerald, le tout premier à amèrement regretter le choix de Todd Woodbridge, son grand spécialiste, qui, à Wimbledon, a officialisé sa... retraite!

Autre absence, mais dont le poids sera moindre, c'est celle de Sébastien Grosjean au sein de l'équipe de France qui, à Moscou, sur terre battue, espère décrocher le ticket qui la propulserait dans le dernier carré de cette Coupe Davis. Avec Richard Gasquet, qui va donc effectuer ses grands débuts dans cette compétition, mais aussi avec Paul-Henri Mathieu, les Français sont effectivement en mesure de déborder une formation russe privée de Marat Safin et contrainte d'aligner Nikolay Davydenko, toujours handicapé par une blessure au poignet. D'évidence, c'est un beau challenge qui attend la France, déjà lauréate en trois occasions de cette Coupe Davis et qui, surtout, rêve d'une revanche face à ces Russes qui, en 2002, souvenez-vous, à Bercy, étaient venus souffler le Saladier d'Argent au nez et à la barbe de leurs hôtes.

Les deux autres quarts de finale opposent, eux, des nations à cataloguer d'outsiders. C'est le cas de la Croatie qui, après avoir créé la sensation contre les Etats-Unis, espère évidemment se qualifier, à Split, face à la Roumanie. Ce qui constituerait une qualification historique, jamais la Croatie n'ayant atteint le stade des demi-finales. Une situation en fin de compte identique à celle de la Slovaquie, elle aussi en attente d'une qualification historique pour le dernier carré. Pour cela, il faut que Hrbaty et Beck, à Bratislava, prennent la mesure des Pays-Bas...

© Les Sports 2005