Tennis

PORTRAIT

Depuis le début de la saison 2001, Patrick Rafter claironne sous les toits du monde entier qu'il va mettre un terme, ou du moins une pause, à sa carrière de tennisman professionnel. Le beau Pat est ainsi: fol amoureux de son sport, il veut prendre du recul par rapport à son idylle pour voir à quel point il ne peut plus se passer de tennis. Mais s'il est homme de passion, M. Rafter est aussi homme de paradoxe: maintenant que tout le monde s'apprête à fêter ses adieux dans l'antre sacré du tennis australien, il se fait désirer et laisse entendre qu'il aimerait beaucoup se retirer (provisoirement?) en beauté, sur un succès en Coupe Davis et que, si son équipe ne l'emportait pas ce week-end, il pourrait, éventuellement, revenir sur sa décision. Qui vivra, verra.

ENFIN LE SALADIER?

M. Rafter n'a pas son pareil pour brouiller les pistes. Il a déjà tenté, c'est de bonne guerre, de faire croire aux Français que ses blessures au bras et à l'épaule l'empêcheraient de participer à cette finale. Mais il était bien sur le court, cette nuit, face à Sébastien Grosjean. Même diminué, il reste un fameux client sur gazon, sans doute le plus beau joueur sur cette surface depuis Stefan Edberg, et ce bien qu'il ne se soit jamais imposé à Wimbledon. De même, ses stats face aux joueurs français lui sont favorables et il aurait été étonnant qu'il ne soit pas de la partie pour tenter de rafler, enfin, à presque 29 ans, une Coupe Davis.

Son rêve ultime, à lui qui a disputé 28 matches de simple pour son pays depuis 1994, sans jamais parvenir à soulever le Saladier. Patience, M. Rafter...

© La Libre Belgique 2001