Tennis Steve Darcis atteindra lundi son meilleur classement mais il n’en fait pas une fixation. Cela l’oblige même à aller à Madrid.

Quarante-six minutes de non-match à Istanbul. Steve Darcis a connu vendredi face à Marin Cilic ce qu’on appelle un "off day total". On se disait que, sur terre battue, le Sprimontois avait une chance d’embêter le 8e mondial mais ce ne fut pas le cas : toutes ses balles sortaient et toutes celles de l’adversaire rentraient. Résultat : une défaite 6-1, 6-1.

Compétiteur dans l’âme, Darcis n’aime pas ces moments-là et on peut être sûr qu’il a juré un gros coup en rentrant au vestiaire mais il n’a pas le temps de se retourner. Dès ce samedi, il mettra le cap sur Madrid, où il participera au Masters 1000. Un tournoi qui ne figurait pas à son programme (il avait plutôt envisagé de renforcer le RFCL en interclubs contre le Panorama et… Olivier Rochus) mais auquel son classement l’oblige à participer sous peine d’amende et de sanction.

Et puis, sur le plan pécuniaire, une participation à un tel tournoi ne se refuse pas puisque la seule entrée dans le tableau vaut 10.000 €.

Et comme il tombe sur un qualifié, il peut espérer un deuxième tour contre Dominic Thiem. Si Darcis avait envisagé ne pas aller à Madrid, c’est parce que le programme qui l’attend au cours des prochaines semaines est plutôt chargé avec Bordeaux, le nouveau tournoi ATP de Lyon (il y avait gagné le challenger l’an dernier) puis Roland- Garros.

Or, à 33 ans et plus encore en raison des nombreuses blessures qui ont émaillé sa carrière, Darcis doit se ménager. Car le classement mondial qui paraîtra lundi va lui donner un fameux coup de jeune : il occupera en effet la 42e place (ou la 43e en fonction du résultat de Klizan ce samedi), soit le meilleur classement de sa carrière. "Honnêtement, c’est quelque chose dont il n’a commencé à parler qu’il y a trois jours", confie son père. "Ça fait toujours plaisir, c’est l’assurance de rentrer dans tous les tableaux et c’est un coup de boost au moral mais ce n’était pas un objectif en soi. Il y a des choses beaucoup plus importantes que cela pour lui. Il ne se fixe d’ailleurs plus de but à long terme. Là, après tout ce qu’il vient de connaître, il espère être un peu tranquille jusqu’en juillet, au moment où il deviendra papa pour la deuxième fois. C’est bien simple : je l’ai accompagné à Monte Carlo et, lorsque je lui ai demandé quel était son objectif pour la fin de l’année, il m’a répondu : rester Top 100 ."