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C'est un bien joli cadeau que Justine Henin a offert à son papa en lui préfaçant son livre Justine, ma fille, ma championne, paru aux Editions Luc Pire. "Je lui ai soumis le manuscrit du bouquin le soir du réveillon de Noël. Elle n'était au courant de rien. Et, aussitôt, elle s'est proposée de rédiger la préface. 'Je te l'enverrai par mail depuis Melbourne', me lança-t-elle au pied du sapin..." explique José Henin. Ainsi dit, ainsi fait ! Quelques jours plus tard, ce dernier recevait le joli texte, écrit avec une plume trempée dans l'encrier de l'amour, et dont nous publions un extrait ci-contre. "J'ai été très ému. La lettre était magnifique. Elle commençait par 'Mon papounet' et se terminait par ' Je t'aime'. Je n'y ai pas changé une virgule..."

Dans ce bouquin, le papa de Justine évoque ses relations avec les femmes de sa vie : sa maman Jeanne, sa femme Françoise, sa fille Sarah, sa petite fille Kiara. Mais ce sont celles avec Justine, sa "puce" comme il l'a surnommée, qui servent évidemment de fil rouge à l'ouvrage. "Elles n'ont pas été faciles. Durant sept longues années, nous ne nous sommes plus vus, plus parlés. Le silence complet. Ce fut une épreuve très dure à vivre. Il y a eu des moments de grande solitude. De nombreuses rumeurs ont couru sur les raisons de cette séparation. Avec le recul nécessaire, j'ai voulu donner ma version et mettre les choses au point. Il n'y a rien eu de grave. J'ai commis des erreurs, c'est vrai. Après le décès de mon épouse, j'étais sans doute devenu un papa trop protecteur. J'avais tendance à étouffer Juju. Elle a eu une réaction normale pour une adolescente entrant dans la vie adulte et professionnelle : elle est partie. J'ai réagi maladroitement en la menaçant d'un 'Si tu t'en vas, tu n'es plus de ma famille !' Connaissant le caractère très carré de Justine, j'aurais mieux fait de tourner sept fois ma langue dans ma bouche."