Tennis Goffin se prépare aux ATP Finals, auxquelles il risque de ne rester que simple spectateur. Entretien son coach, Thierry Van Cleemput.

Tandis que les premiers matches se sont joués ce dimanche, David Goffin tente de gérer au mieux une situation un peu complexe pour sa première participation aux Finales de l’ATP, dans la peau peu confortable de premier réserviste. Une situation délicate pour son coach, Thierry Van Cleemput…

Thierry, David est désormais premier remplaçant, ce qui redonne un espoir de jouer : comment gérez-vous ça ?

C’est la première fois qu’on vit cette situation et c’est un peu plus compliqué qu’il n’y paraît. Par exemple, le transport de l’hôtel vers le site, en bateau, dure 1h ou 1h30 de porte à porte. Donc entre le travail qu’on veut faire pour se préparer à un éventuel match et l’attente, ça nous amène à être là bloqués. On va essayer de tuer le temps intelligemment en faisant du physique, des exercices. On a mis un petit programme en place. Mais on est dans l’inconnu, rien n’a filtré donc pas de match en perspective pour l’instant, sauf qu’à tout moment il peut être appelé à monter sur le terrain.

Mentalement, il ne peut toujours pas couper…

On a choisi de participer… D’autres, comme Jo-Wilfried Tsonga, ont choisi de ne pas le faire. On va assumer notre choix et profiter de la beauté de l’événement dans une ambiance particulière avec les copains qu’on a côtoyés toute l’année. On est en petit groupe, c’est forcément différent. C’est quand même quelque chose d’assez exceptionnel aussi, donc on va le prendre avec le sourire et la bonne humeur.

Impressionné par l’événement ?

C’est fabuleux. J’avais vu des grandes salles comme ça en NBA, mais là c’est mythique : c’est le spectacle à son paroxysme. Le top. La salle est comble, chaque match est une finale de grand tournoi. C’est un événement particulier dont on est aux portes. Les conditions sont très chouettes, tout est là pour qu’on soit bien.

Il ne ménage pas sa peine ici à l’entraînement : y a-t-il un risque ?

Non. Et puis on n’est pas venus en se disant qu’on allait se préparer au cas où, on a vraiment levé le pied après Bercy pour récupérer. C’était la sagesse. Maintenant, je connais David : en fin de saison comme ça, quand il a beaucoup joué, il n’a pas besoin de travailler, il est vraiment très bien.

S’il devait jouer…

Je lui dirais : tu ne devais pas être là mais t’y voilà maintenant. C’est circonstanciel. Donc vas-y, essaie de profiter de l’expérience et essaie de montrer ce que tu sais faire.