Tennis Le Suisse n'est clairement pas au meilleur de sa forme en ce début d'année, mais Stan Wawrinka ne perd pas sa classe en ces temps difficiles.

On le sait, dans les tournois ATP 250, il est parfois difficile pour les organisateurs d'attirer des joueurs du top 10 ou top 15 mondial. Le prize-money et la dotation en points ATP y étant plus faibles, les grands joueurs préfèrent se concentrer de façon fort logique sur les ATP 500, les Masters 1000 ou les Grand Chelem. Mais pour convaincre ces joueurs, les organisateurs ont parfois un argument supplémentaire : les "garanties financières". Ces garanties, ce sont des sommes d'argent promises à l'un ou l'autre grand joueur qui accepterait de venir jouer un tournoi de niveau ATP 250. Et souvent, cette garantie peut atteindre plusieurs dizaines ou centaines de milliers d'euros et ce, quelque soit son résultat lors du tournoi, même en cas de défaite au premier tour. Si le joueur enchaîne les bons résultats, il reçoit alors en plus son prize-money comme tous les inscrits du tournoi.

Lors du tournoi de Marseille cette semaine, c'était le cas de Stan Wawrinka. Le 13e mondial a ainsi accepté de s'aligner en échange d'une garantie financière... Mais ça, c'était avant de jouer son premier match, jeudi soir. Rattrapé par sa vilaine blessure au genou pour laquelle il s'est fait opérer fin 2017, le Suisse a dû abandonner à 6-4 1-1 face au Bélarus Ivashka. Mais on apprend aujourd'hui qu'en abandonnant son match, le Suisse a aussi abandonné, de son plein gré, sa garantie financière. Stan the Man a aussi demandé au directeur du tournoi, Jean-François Caujolle, d'en reverser une partie à des associations pour les enfants. La classe !