Tennis

Le conte de fées entre Kim Clijsters et Lleyton Hewitt est terminé. Le carrosse qui devait les emmener devant l'autel, en Australie, en février 2005 s'est transformé en citrouille sous la forme d'une séparation de commun accord. Le couple le plus emblématique du monde du tennis, après Andre Agassi et Steffi Graf, a décidé de mettre un terme à une relation de près de cinq ans pour des raisons d'ordre privé que ni la Limbourgeoise, ni l'Australien n'ont souhaité commenter.

La robe de mariée était déjà confectionnée, le lieu de la réception réservé, la liste des invités déterminée, mais leur histoire d'amour s'est achevée. «Dans la vie, il ne faut jamais dire jamais, glisse un porte-parole du clan Clijsters, mais de la manière dont les choses se présentent, il n'y a pas de retour en arrière envisageable. La décision de mettre un terme à leur relation n'a pas été prise sur un coup de tête, mais elle est le fruit d'une mûre réflexion.»

Les mères en cause

Ensemble depuis le printemps 2000, fiancés en décembre 2003, Kim Clijsters et Lleyton Hewitt semblaient former un somptueux couple, paraissant facilement s'accommoder, malgré leur jeune âge, des aléas d'une vie sur le circuit pour le moins trépidante et d'une distance géographique particulièrement importante. Les deux tourtereaux se ressemblaient, d'ailleurs, tellement et donnaient l'impression de se compléter à merveille que le monde extérieur les considérait destinés à partager ensemble le restant de leur existence. «Lorsque nous nous installerons, ce sera toujours l'été à la maison, avait un jour confié la Limbourgeoise. Le secret de notre relation, c'est que nous ne parlons jamais de tennis lorsque nous sommes ensemble»

Il semble bien difficile, à l'heure actuelle, de déterminer ce qui a pu venir briser cette si belle union. Ce qui apparaît certain, en revanche, c'est que leur volonté, compréhensible, de ne pas s'exprimer sur le sujet ne manquera pas d'alimenter les rumeurs. Les Australiens, ainsi, croient connaître l'élément détonateur de leur séparation. Selon eux, une mésentente familiale, générée par un différend entre les deux mères, Els et Cherilyn, concernant le lieu du mariage, figurerait à la base de tensions au sein du couple.

C'est ce qui pourrait expliquer le compromis trouvé pour organiser une première cérémonie à Adélaïde, en Australie, dans la foulée de l'Australian Open, et une deuxième fête au Château Saint-Paul à Lummen, après le tournoi d'Anvers. L'omniprésence des parents Hewitt sur le circuit n'aurait, paraît-il, rien arrangé, augmentant la distance entre les deux anciens n°1.

Et le stress de l'approche du mariage, couplé à une grande frustration liée à la blessure au poignet de la Limbourgeoise, aurait constitué la goutte qui a fait déborder le vase.

Pour Kim Clijsters l'année 2004 restera à jamais marquée d'une pierre noire...

© Les Sports 2004