Tennis

Battu au stade des huitièmes de finale à Miami au terme d'une rencontre marathon disputée contre l'Espagnol David Ferrer (6-7, 7-6, 7-5), Olivier Rochus a profité de quelques jours de congé avant de s'envoler pour Kiev et se mettre à la disposition de l'équipe belge de Coupe Davis. «Je me suis reposé trois jours, ce n'est pas énorme, déclare-t-il d'emblée. Avec le décalage horaire, je me serais bien arrêté une semaine de plus. Mais, il faut savoir faire des sacrifices et aller de l'avant...»

De ce côté-là, pas de soucis, le cadet des deux frères n'est pas du genre à tergiverser. Sa défaite contre David Ferrer est à ce titre déjà ranger au plus loin dans sa mémoire. Olivier préfère d'ailleurs ne conserver que de bons souvenirs de sa tournée américaine. «J'y ai en effet perdu à deux reprises de toute justesse et ce, contre d'excellents joueurs, David Ferrer et... Roger Federer. Cela prouve que je suis en forme et que je joue bien.»

Le numéro 1 belge entend en apporter une nouvelle démonstration, ce week-end, en Ukraine à l'occasion d'une rencontre de Coupe Davis qu'il redoute malgré tout énormément. «Ce ne sera pas évident! La surface est rapide tandis que le recul est quasiment nul sur le terrain. Les Ukrainiens ne sont pas connus mais ce sont malgré tout de bons joueurs. Ils joueront sans la moindre pression, qui plus est devant un public totalement acquis à leur cause. Il va de soi que c'est la Belgique qui a tout à perdre dans l'aventure. La pression sera sur nos épaules mais il ne faut pas s'en formaliser. L'important est d'aborder cette rencontre avec sérieux, en donnant le maximum sur le terrain.»

Arrivé lundi en Ukraine, soit un jour plus tard que ces coéquipiers, Olivier Rochus a découvert des conditions d'hébergement et d'entraînement difficiles. «Dans ma chambre, l'eau de la baignoire est orange et la chasse de la toilette ne fonctionne pas, sourit-il. Les conditions ne sont pas optimales mais c'est cela aussi la beauté de la Coupe Davis. A nous de passer au-dessus de tous ces désagréments. Nous n'alignons peut-être pas la meilleure équipe possible mais nous avons malgré tout une bonne équipe. Kristof (Vliegen) m'épate depuis l'entame de la saison, Gilles (Elseneer) est fort sur surface rapide alors que Stefan (Wauters) semble être en forme.»

Pour ce qui est de la présence de Julien Hoferlin, son entraîneur, à la tête de l'équipe de Coupe Davis, l'Auvelaisien admet que la situation est... «bizarre... Pour moi c'est très bien mais c'est juste que je n'ai pas envie qu'il y ait des problèmes avec les autres joueurs. Heureusement, l'entente est très bonne dans le groupe et tout le monde sait qu'il n'y aura pas de favoritisme à mon égard».

Le tennis belge a en effet tout à gagner d'une saine entente au sein de son équipe nationale masculine...

© Les Sports 2006