Tennis Cinq jours à peine après la finale de l'Australian Open, les joueurs de tennis du Top mondial sont de nouveau sur la brèche dans le cadre du premier tour de la Coupe Davis.

Ce qui n'est certainement pas la meilleure manière, du côté de la Fédération Internationale, de conserver le prestige d'une compétition au cachet toujours très particulier. Contrairement à la Fed Cup au niveau féminin, la Coupe Davis continue pourtant, jusqu'à présent, d'attirer les meilleurs joueurs mondiaux. Cependant, certains d'entre eux manqueront à l'appel ce vendredi pour diverses raisons. En déplacement en Tchéquie (Brno), l'Espagne sera ainsi en grand danger vu les blessures de Juan Carlos Ferrero (ATP-2) et Carlos Moya (ATP-7) face à une équipe emmenée par Jiri Novak (ATP-16). De son côté, la France sera privée de Sébastien Grosjean, tandis que Fabrice Santoro, vainqueur du double à l'Australian Open en compagnie de Mickaël Llodra, n'a pas été retenu par Guy Forget pour le match contre la Croatie!

Si la situation semble périlleuse pour ces deux grandes nations du tennis, elle est particulièrement catastrophique pour un autre pays. A savoir l'Allemagne, qui a été, pour la première fois depuis vingt-deux ans, reléguée dans la zone Euro/Afrique. Malgré la présence de Rainer Schuettler dans le top 10 mondial (ATP-6), le tennis teuton tarde véritablement à trouver une équipe compétitive, son deuxième joueur, Nicolas Kiefer, n'occupant quant à lui que la 56e place mondiale! Difficile dès lors de succéder à la génération des Boris Becker ou Michael Stich, grâce à qui les Allemands avaient notamment remporté le précieux «Saladier d'Argent» à trois reprises (1988, 1989 et 1993).

L'Angleterre n'est pas beaucoup mieux lotie. Après avoir remporté à neuf reprises le Trophée au début du XXe siècle (entre 1903 et 1936), la Grande-Bretagne a encore atteint la finale à une reprise par la suite (1978) avant de s'éteindre progressivement. Malgré l'éternel second Tim Henman (ATP-11), il est en effet impossible de briller au firmament de la Coupe Davis quand le deuxième joueur, en l'occurrence Greg Rusedski, a chuté désormais au-delà du Top 100 mondial!

Les Suédois en péril

Le constat est plus... contrasté pour la Suède. Ce bastion de grands champions, à l'image de leur capitaine actuel Mats Wilander, n'a en effet jamais quitté le groupe mondial depuis 1980, alors que le dernier de ses sept titres remonte à 1998. Mais il y a fort à parier que son parcours dans le groupe mondial 2004 s'arrêtera dimanche à Adélaïde. Dans le fief de Lleyton Hewitt et Mark Philippoussis et autres Arthurs-Woodbridge, les Suédois (Bjorkman, Enqvist, Soderling et Johansson) sont en effet deux tons en dessous des tenants du titre. Et vu que Jonas Bjorkman (ATP-28) est actuellement leur seul joueur dans le Top 50, le danger se précisera sans doute un peu plus en septembre prochain lors des play-off pour le maintien. Et ce, lors d'un match, pourquoi pas, face à la Belgique!

Enfin, signalons que face aux promus autrichiens, biélorusses et canadiens, les Américains (avec Roddick), les Russes (avec Safin) et les Néerlandais (avec le retour de Paul Haarhuis, 36 ans, qui devrait être aligné en double) n'ont par contre guère de souci à se faire.

© Les Sports 2004