Tennis Vainqueur de l'US Open en 2014, le Croate retrouve la finale d'un tournoi du Grand Chelem à Wimbledon, où il affronte dimanche Roger Federer. Plus travailleur que talentueux, l'ombre tendrait à lui plaire, voire à lui rendre service. En voilà un que les atours de la Riviera – il réside à Monaco – n’ont pas changé. Ce n’est pas demain la veille que Marin Cilic fera les délices des tabloïds via des clichés le montrant ivre au volant d’une coûteuse décapotable ou au bras de mannequins lingerie en goguette. La vie du Croate de 28 ans est plutôt du genre rangée. Même fiancée depuis sept ans, look propret et centres d’intérêt prompts à le reléguer dans la case des intellos du circuit et ce, en dépit de sa passion pour le football.

«C’est sûr qu’il ne sera jamais dans les frasques de certains, se marre son manager Vincent Stavaux. Mais je pense que quand on le rencontre, quand on le connaît, on s’aperçoit que c’est un grand homme. Je pense que c’est assez rare pour être souligné.» Grand par la taille (1,98 m), ce qui explique son énorme service dévastateur, mais aussi par le cœur. Car c’est une autre de ses caractéristiques et elle lui vaut l’admiration des siens, en Croatie et en Bosnie-Hérzégovine, où il est né. Après son sacre à l’US Open, en 2014, la poste de Mostar a même sorti une édition spéciale d’un timbre à son effigie. Pour célébrer l’accomplissement sportif, mais aussi l’engagement du champion en faveur de l’éducation et de l’enfance. Et cela, en toute discrétion, cela va de soi.