Tennis Il y a trois semaines, la tenniswoman française Marion Bartoli annonçait son retour à la compétition.

Quatre ans après avoir mis un terme à sa carrière (août 2013), celle qui a remporté le tournoi de Wimbledon (juillet 2013) est passée par de graves soucis de santé au cours de l'année 2016. Apparue subitement très amaigrie, Marion Bartoli explique alors être frappée par un virus et craindre pour sa vie. "J'ai failli mourir", n'hésitera-t-elle pas à affirmer quelques semaines plus tard.

Alors qu'on la pensait perdue pour le sport de haut niveau, elle annonce au mois de décembre dernier qu'elle ferait son retour officiel le 21 mars prochain au tournoi de Miami. Une décision inattendue que la principale intéressée a tenu à expliquer à nos confrères du journal L'Equipe. "J'ai besoin de me prouver que je suis en vie", explique-t-elle brièvement avant de poursuivre, "ça m'a pris un an et demi pour avoir un niveau d'énergie correct [...] Je n'ai plus de séquelles mais j'en ai eu pendant très longtemps. Je ne pouvais pas manger ce que je voulais."

Quand vient la question d'une éventuelle obsession pour le poids, la tenniswoman répond sans détour. "Non. J'avais beaucoup maigri avant le virus en raison de mon ex qui m'avait fait vivre une vie d'enfer. C'était vraiment un connard absolu. Là aussi, j'ai beaucoup appris. [...] C'est vrai que j'avais perdu beaucoup de poids, j'étais faible et sur un système immunitaire très affaibli, j'ai chopé un truc en Inde qui m'a achevée."

Un retour à la compétition qui a de quoi surprendre, surtout lorsque la principale intéressée avoue que "Quand j'ai arrêté ma carrière, j'étais la plus heureuse du monde", avant de tempérer "puis j'ai rencontré mon ancien mec en mai 2014 et tous les jours, il me disait que j'étais grosse."

Au sujet d'un possible danger médical relatif à la pratique du tennis, Marion Bartoli rassure. "Aujourd'hui, je n'ai vraiment pas l'impression de me mettre en danger. Au contraire, je revis chaque jour. Si j'avais l'impression de me mettre en danger, j'arrêterais."