Tennis

Roger Federer jouera-t-il à Paris, ce qu'il n'a plus fait depuis trois ans maintenant? Le Suisse, qui a soufflé le chaud et le froid depuis dimanche, est en tout cas officiellement attendu au Masters 1000 de Paris, un petit évènement en soi.

Pour l'instant, Roger Federer est censé arriver à Paris mardi. Et doit théoriquement affronter le vainqueur du match entre Jo-Wilfried Tsonga et Milos Raonic mercredi. Un scénario dont rêvent les organisateurs du tournoi parisien qui n'ont plus réussi à le convaincre de jouer depuis 2015 dans la salle de Bercy.

Les déclarations du N.3 mondial après sa victoire à Bâle dimanche ont en tout cas fait naître un espoir, celui de casser l'habitude qu'a pris Federer depuis 3 ans de zapper l'étape parisienne de fin de saison, tout comme l'étape estivale de Roland-Garros.

"L'idée c'est de jouer. Mentalement je me sens frais et c'est déjà 50% du chemin. Donc on verra demain (lundi) puis mardi matin", a-t-il déclaré en conférence de presse dimanche. S'il s'alignait, le tableau du Masters 1000 parisien proposerait un plateau inhabituellement relevé avec Nadal, Djokovic et Federer.

"Vous verrez bien"

Si les deux premiers ont un beau gâteau à se disputer à Paris, cette place de N.1 mondial qui semble toutefois tendre les bras un peu plus au Serbe qu'à l'Espagnol, le Suisse, lui, viendrait chercher autre chose. Du rythme, de la confiance, et pourquoi pas un centième trophée ce qui constituerait une préparation idéale pour le Masters de Londres (11-18 novembre).

Mais comme rien n'est jamais simple entre Federer et Paris, le Suisse s'est amusé à lâcher: "C'est ça l'idée, mais vous verrez bien si j'arrive à Paris ou pas". Et depuis, plus rien. Le suspense risque donc de durer jusqu'au dernier moment.

En l'attendant, les premiers tours lundi ont permis à Adrian Mannarino de mater le jeune espoir tricolore Ugo Humbert.

Pour ce premier duel franco-français, l'enjeu était surtout de voir comment le tout frais et jeune (20 ans) lauréat du top 100 mondial allait se comporter après avoir bénéficié d'une wild-card pour disputer son tout premier Masters 1000.

Et évidemment, cette étape n'a pas été simple. Un peu de nervosité, un peu d'inexpérience, un peu trop de fautes, pour une élimination en deux sets 6-4, 6-2 en un peu plus d'une heure.

Mannarino, qui doit jouer face à Nishikori au prochain tour, va,lui, présenter un bulletin de notes acceptable à Yannick Noah, le capitaine de l'équipe de France de la Coupe Davis, chargé de faire le tri dans le contingent de joueurs français pour la finale (23-25 novembre à Lille) face la Croatie. Acceptable mais sans doute pas suffisant.

"Je pense être loin d'être le favori sachant que ça se joue sur terre battue. Du coup j'y pense pas beaucoup", a estimé celui qui était remplaçant à Lille pour la demi-finale face à l'Espagne.

Le Masters 1000 de Paris devrait d'ailleurs permettre à Noah de peaufiner sa liste, a priori très ouverte, et donc pas forcément simple à faire.

Le deuxième choc franco-français prévu mardi entre Gilles Simon et Lucas Pouille sera, de ce point de vue, très instructif.

Sinon, le finaliste de la dernière édition, Filip Krajinovic, s'est arrêté net dès le premier tour, stoppé par le Russe Karen Kachanov. Mais les choses sérieuses commencent réellement mardi avec l'entrée en lice de Djokovic face au Portugais Joao Sousa, vainqueur de l'Italien Marco Cecchinato.