Tennis Désormais premier remplaçant, il pourrait fouler le court de l’O2 Arena alors que Raonic et Monfils paraissent fragilisés…  

L’appendice. Ce tout petit organe du corps humain aura peut-être de grandes conséquences, ici à Londres. Il est en effet la raison pour laquelle Tomas Berdych a été contraint de renoncer à son rôle de premier remplaçant à Londres. Victime d’une appendicite cet été, le Tchèque avait réussi à éviter l’opération et à rejouer, mais la situation n’est pas réglée. Ses médecins l’ont mis au repos pour deux semaines. "J’ai passé beaucoup de tests depuis qu’on m’a autorisé à rejouer, mais il reste encore des doutes," nous confiait-il ainsi à Bercy. "Je ne suis plus en danger, mais il faut prendre une décision intelligente. Ce n’est pas quelque chose de compliqué mais ça reste une opération donc j’aimerais éviter ça."

Le Liégeois peut-il vraiment espérer ?

Oui. Déjà parce que le quadriceps de la jambe droite de Milos Raonic, déchiré à Paris, ne va pas bien. Raonic est même retourné à Toronto pour 12 heures de traitement avec son médecin. "J’ai mis toutes les chances de mon côté. C’est un risque raisonnable et calculé avec mon équipe. Même si le diagnostic à Toronto n’était pas très optimiste. Je serai sur le terrain dimanche pour battre Monfils."

Avec son jeu, il sait aussi qu’il n’a pas besoin de courir beaucoup, encore moins ici où la surface est plus rapide que l’an dernier. À la lutte pour la troisième place mondiale, Raonic ne veut pas lâcher sans combattre. Idem pour Gaël Monfils, dont la déchirure intercostale subie à Stockholm est à peine résorbée. Mais pour son premier Masters, il veut tenter : "J’ai moins de douleurs, j’ai recommencé à bouger un peu mercredi, mais je joue toujours avec des douleurs. Ce n’est pas facile car je n’ai rien fait depuis trois semaines, mais j’espère arriver à faire des miracles : bien jouer avec très peu d’entraînement. Je l’ai déjà fait."

Chance ou poisse, ce statut ?

Être remplaçant a des aspects positifs : Goffin peut encore espérer participer au premier Masters de sa carrière, et est aux premières loges d’un événement réunissant la crème de la crème. Arrivé dans la journée de vendredi, il sera en revanche d’astreinte à partir de dimanche : avec seulement deux courts d’entraînement, il devrait surtout passer son temps dans les espaces joueurs ou en tribunes. À Bercy, il évoquait la possibilité de commencer du travail physique. Les joueurs passés par là ont souvent parlé d’un grand ennui. Bien compensé par une prime de 100.000 $. La situation est surtout délicate pour la préparation de 2017. Richard Gasquet a ainsi confié à Bercy que ce statut lui avait pourri quelques hivers en raccourcissant le temps de vacances mais aussi le temps de travail avant la reprise. Goffin se trouve donc dans cette zone grise où il ne peut toujours pas couper.