Tennis Battue en France, la Belgique devra jouer les barrages en avril.

Comme les messieurs en finale de Coupe Davis, l’équipe belge de Fed Cup a quitté la France avec un goût d’inachevé.

La victoire était clairement jouable, mais Kristina Mladenovic a mis K.-O. à elle seule toute l’équipe belge. En balayant Flipkens le samedi, Mertens le dimanche, elle a sorti deux simples proches de la perfection sur un plan tactique. Kiki a ensuite mis à mort l’adversaire en portant le double avec la rookie Amandine Hesse.

La déception est grande car cette France-là était fort affaiblie avec les absences de Garcia et de Cornet alors que la Belgique alignait sa dream team.

La capitaine belge avait mis au point la stratégie la plus efficace face à la France, mais ses mots et plans n’ont pas suffi pour désarmer Kiki.

"Au vu des entraînements et des adversaires, nous avions la meilleure tactique. Malheureusement, l’équipe de France a très bien joué. Mladenovic a sorti le match parfait en simple. Elle a obligé Elise à défendre. La France a joué avec confiance et un peu de chance."

La chance n’explique pas tout, mais la balle a bien tourné côté tricolore. La défaite de Mertens se joue réellement sur 2 points dans le premier set. La perte de ce point avait fait mal.

Dominique Monami nuance les effets de la défaite. L’équipe n’était pas abattue. "La déception est là, mais nous pouvons quitter le stade la tête haute. Je vois le futur avec sérénité. Cette défaite n’est pas la fin du monde. C’est juste une défaite. Nous étions bien préparées. Notre équipe est forte et promise à un bel avenir. Nous battrons beaucoup d’autres équipes à l’avenir."

Dominique Monami sait qu’elle peut compter sur une équipe homogène avec une chef de file qui sort du lot. À Mouilleron-Le-Captif, Elise Mertens n’a pas réussi ses coups de génie.

"Je me sens un peu fatiguée", soulignait Elise Mertens qui a signé ses deux premières défaites en Fed Cup.

Ces deux revers ne l’ont pas traumatisée. "Dimanche, j’ai très bien joué. Mon service fonctionnait mieux que samedi. Mon niveau était là. J’ai juste perdu un match." Derrière Elise Mertens, on retrouve des filles au niveau très proche : Flipkens, Van Uytvanck, Wickmayer et Bonaventure.

En France, Alison Van Uytvanck a marqué des points en ramenant le 2-2. "À 2-1, la situation n’était pas facile. Il fallait absolument gagner. J’ai ressenti beaucoup de stress. Sur le terrain, je me sentais très bien. J’ai très bien joué et servi. Ce match va m’aider pour les prochaines semaines que j’aborderai avec plus de confiance."

L’avenir les mènera à disputer un match de barrages les 21 et 22 avril. Si le perdant se maintiendra vu que le groupe mondial passera à 16, il sera à jouer pour être tête de série.