Tennis

Rafael Nadal a piqué une grosse colère contre l'arbitre lors de son huitième de finale de Roland-Garros gagné dimanche contre son compatriote Roberto Bautista 6-1, 6-2, 6-2.

Peu après le début de la rencontre, le Portugais Carlos Ramos lui a infligé deux avertissements pour avoir pris plus que les 25 secondes autorisées pour servir, son péché mignon. Et l'Espagnol n'a pas du tout apprécié.

"Ma question c'est: quand je finis un point à la volée, je ne peux pas aller prendre ma serviette (au fond du court). Non? C'est la vérité, avec les autres (arbitres), peut-être que oui, avec toi non", a lancé Nadal au changement de côté.

"Je crois que je ne peux pas, parce que, je finis un point long à la volée, je reviens, et tu me donnes un avertissement. Alors qu'est-ce que je fais? Je cours?", a-t-il ajouté depuis sa chaise.

"Tu vas devoir me donner beaucoup d'avertissements pendant ce match. Donne m'en parce que, finalement, tu ne m'arbitreras plus", a-t-il conclu, dans ce qui peut être interprété comme une menace.

Revenant sur l'incident en conférence de presse, Nadal a estimé que certains arbitres "aimaient prendre leur part dans le match". "Ca ne me paraît pas bien. Les règles doivent être définies. L'arbitre doit analyser ce qui se passe. Ou alors qu'ils mettent un chronomètre sur le court. Il y en a qui arbitre d'une manière et d'autre différemment", a-t-il estimé.

"Avant (ce match-là), cet arbitre m'a déjà mis sous pression. Il m'oblige à avancer pendant tout le match avec de l'eau jusqu'au coup. S'ils veulent voir du bon tennis, il faut qu'ils laissent les joueurs respirer. Ils ne peuvent pas exiger que nous soyons des machines qui ne respirent pas. Je le dis avec tristesse, mais c'est un arbitre qui fait une fixation sur moi", a-t-il dit.

En quarts de finale, le Majorquin affrontera de nouveau un compatriote Pablo Carreño, 21e.