Tennis L’Espagnol refuse de se stresser avec cette place de n°1 mondial à défendre.

Rafael Nadal refuse de se stresser avec cette place de n°1 mondial à défendre. L’Espagnol nie aussi être aussi fatigué que Roger Federer l’a laissé fuiter. Au moment de jouer son premier tour mercredi face à Jared Donaldson, l’Espagnol espère surtout réussir sa transition Tokyo - Shanghai.

Cette course pour le trône vous met-elle un peu de pression en cette fin de saison ?

"Pression ? Oh, non non ! Pas à 31 ans, non non. Ce n’est ni une motivation ni un poids du tout. Jamais cette saison je n’ai eu comme objectif de me trouver dans cette position, mais en même temps, comme je dis toujours : n°2 c’est mieux que n°3 et n°1, c’est mieux que n°2. Mais ce n’est pas mon principal objectif. Si je finis vraiment cette saison en n°1 mondial, ce sera une grande performance mais il reste encore beaucoup de chemin."

Roger Federer a dit qu’il ne pensait pas vous voir à Pékin car apparemment vous étiez assez fatigué après l’US Open et la Laver Cup . Comment vous sentez-vous vraiment du coup sur cette tournée asiatique ?

"Non, je n’étais pas fatigué la semaine dernière. J’étais prêt à jouer. C’est une partie importante de la saison et tant que mon corps tient… En plus, je cherchais à gagner de nouveau à Pékin depuis un moment déjà et j’y suis enfin parvenu. Me voilà maintenant à Shanghai sur un Masters 1000 et je vais tout faire pour être capable de me battre du mieux possible. J’espère avoir de bonnes sensations dès mon premier match. J’y vais jour après jour et je base toujours mon calendrier sur mon état physique mais aussi mental. Là, je me sens prêt, donc je joue. Ce qu’il se passera après, je ne sais pas."

Cela vous arrive-t-il de regarder des vidéos de vos jeunes années sur le circuit ? Si oui, quelles différences voyez-vous ?

"Tout le monde change. Vous pouvez regarder des vidéos de Novak d’il y a six ou huit ans et il ne joue pas pareil qu’aujourd’hui. Federer, pas plus. Donc, pour moi, c’est la même chose, je ne joue pas à 100% de la même façon. Évidemment, l’essence de mon jeu est la même mais au fil de la carrière tu perds des choses que tu avais quand tu étais jeune, donc il faut trouver comment rester compétitif. La meilleure nouvelle pour moi est qu’après toutes ces années, je suis toujours heureux sur le circuit. Et j’ai pu faire évoluer mon jeu. J’ai toujours gardé la bonne attitude et la passion pour ce sport. Jusqu’à quand ? Je ne sais pas, et ça ne m’inquiète pas plus que ça."