Tennis Battue en finale à Istanbul, Elise Mertens n’est pas encore dans le Top 50 mais elle a remporté 74 % des matchs disputés en 2017.

Lors de la fête que la commune de Hamont avait organisée en son honneur, il y a un peu plus d’un mois, Elise Mertens nous avait confié que son prochain objectif était d’intégrer le Top 60 avant Roland-Garros.

Mais en privé, Robbe Ceyssens, son petit ami et entraîneur, nous avait adressé un sourire entendu lorsque nous lui avions fait remarquer qu’avec pratiquement aucun point à défendre, le Top 50 était tout à fait accessible.

Finaliste à Istanbul, Elise Mertens pointe au 53e rang mondial. Elle le doit à un superbe tournoi où elle avait éliminé la tenante du titre, Buyukakçay, mais surtout la Roumaine Irina Camelia Begu, à qui elle avait déjà fait la leçon en Fed Cup. Or Begu est 33e mondiale et on prétend généralement que quand on est capable de battre deux fois une adversaire qui possède un bon classement, c’est que l’on a également ce classement dans la raquette.

Contre Elina Svitolina, en finale, c’était encore un peu juste. La Limbourgeoise s’est inclinée 6-2, 6-4 en 1 h 17. Le début de rencontre, surtout, a été difficile. Prise de vitesse, Mertens a été menée 5-0 mais elle a eu assez de lucidité pour chercher la parade et prendre le service de son adversaire avant une deuxième manche beaucoup plus équilibrée où elle n’a perdu le fil qu’en fin de match.

Elina Svitolina, ce n’est pas n’importe qui. Pour beaucoup d’observateurs, l’Ukrainienne, désormais douzième au classement WTA, pourrait bien devenir très rapidement numéro un mondiale. Elle a déjà remporté trois tournois cette année.

Elise Mertens a remporté 74 % des matchs disputés en 2017. Seules quatre joueuses du Top 10 ont fait mieux (Williams, Pliskova, Konta et Wozniacki). Si la Limbourgeoise veut encore être Top 50 avant Roland-Garros, cela passe par une bonne performance cette semaine à Rabat. Il faut qu’elle se hisse en quarts de finale et fasse mieux qu’Ostapenko à Prague ou que Shvedova.

Plus vite dit que fait, sans doute, car elle hérite au premier tour de la Française Pauline Parmentier, une joueuse expérimentée qui fut 40e mondiale en 2008 et se maintient encore dans le Top 70. Mertens l’a cependant déjà battue il y a deux ans sur surface dure dans un 50.000 $ au Mexique. En cas de qualification, elle tombera alors sur... Maryna Zanevska ou, plus probablement, sur l’Australienne Daria Gavrilova (WTA 26).

Yanina Wyckmayer et Kirsten Flipkens, en revanche, ont été éliminées dès le premier tour.