Tennis

Andrea Petkovic a été no 9 mondial en 2011. Aujourd’hui, elle occupe encore le 24e rang à la WTA. Une chute de dix places par rapport à l’an dernier. Elle sait donc que, si elle veut prolonger sa carrière au plus haut niveau, elle doit se reprendre en main. Et c’est, en bonne partie, un Belge qui sera chargé de l’épauler.

Le nom de Simon Goffin ne vous est certainement pas inconnu puisqu’il s’agit du grand frère de David. Simon a 27 ans et il y avait déjà bien longtemps qu’il dispensait des cours à Barchon. En voyageant sur le circuit avec David, il a souvent discuté avec l’Allemand Jan De Witt, entraîneur de Gilles Simon.

Or, c’est à celui-ci que Petkovic s’est adressée quand elle a voulu changer d’entraîneur. "L’année 2016 est importante parce que c’est l’année des Jeux…" explique Petkovic. "J’ai donc voulu me donner toutes les chances d’y arriver et je suis allée voir Jan."

Un frère qui a des références

Comme celui-ci reste avant tout le coach de Gilles Simon, il lui fallait quelqu’un de confiance pour préparer les grands rendez-vous à l’Académie Gerry Weber de Halle, mais aussi et, surtout, accompagner la joueuse vingt-cinq semaines par an. "Jan et moi avions souvent échangé des idées sur les tournois…" explique Simon Goffin, qui s’exprime sans problème en allemand car il a suivi le tennis-études à Eupen. "Lorsqu’il m’a parlé du projet avec Andrea, je me suis dit que c’était l’occasion de découvrir quelque chose d’autre. J’ai fait un test afin de voir s’il y avait compatibilité et nous nous sommes lancés dans l’aventure. Andrea est une joueuse très intelligente, cultivée, qui parle plusieurs langues… Vraiment une belle personne."

Que les choses soient claires : Simon Goffin n’est pas passé du statut de prof de tennis à des C30 à celui d’entraîneur de star mondiale. "D’abord, il y a toujours eu de très bons joueurs à Barchon. Ensuite, j’ai suivi toute l’évolution de David et j’ai gagné 10 à 15 ans car je connais déjà toutes les étapes par lesquelles un joueur de ce niveau doit passer."

Le plus gros changement se marque surtout au niveau des conditions de travail. "L’Académie à Halle, c’est le top en matière d’infrastructure."