Tennis

Steve Darcis n'a pu contrarier Jo-Wilfried Tsonga, 15e joueur du monde, autorisant la France à égaliser à une victoire partout au terme d'une journée où la logique a été respectée en finale de la Coupe Davis de tennis vendredi à Lille.

Battu 6-3, 6-2, 6-1, le Liégeois, 76e mondial, n'a pu hausser son niveau de jeu pour faire trembler le numéro 1 français.

"L'objectif était de jouer mon jeu et d'empêcher qu'il puisse jouer le sien. J'ai essayé de m'accrocher et de me battre sur tous les points, cela n'a pas fonctionné", a expliqué Steve Darcis qui ne voulait pas invoquer une quelconque douleur au coude soigné ces dernières semaines.

"Je me sentais bien. Je n'avais pas de douleur. Il a tout simplement été meilleur que moi. Il a joué un gros match alors qu'il avait la pression après la victoire de David. J'ai juste joué contre quelqu'un de plus fort, et je n'ai pas su trouver la solution. J'ai perdu en trois sets, c'est décevant, mais c'est comme ça."

'Mister Coupe Davis' a gagné ses 5 matches en 5e match en Coupe Davis, mais Steve Darcis ne veut pas se projeter jusqu'à dimanche. "C'est seulement 1-1, rien ne dit que l'on ira au 5e match. Mais si c'est le cas, et si je devais me retrouver sur le terrain, le fait d'avoir joué aujourd'hui (vendredi) m'a permis de prendre des repères et de prendre conscience de l'ambiance. Je serai prêt, mais beaucoup de choses vont se passer encore."


Jo-Wilfried Tsonga: "Une seule chose comptait, battre Darcis pour revenir à 1-1"

Comme David Goffin (ATP 7) face à Lucas Pouille (ATP 18), Jo-Wilfried Tsonga a dominé son sujet face à Steve Darcis.

"Au vu du premier match, le plus important était de ramener mon équipe à un partout, peu important le scénario", a expliqué Jo-Wilfried Tsonga, 15e mondial, victorieux 6-3, 6-2, 6-1 de Steve Darcis, 76e à l'ATP. "Maintenant, c'est important d'avoir gagner de cette manière, mais le plus important était de revenir à égalité. J'étais prêt à tout, comme tout le monde dans l'équipe. On s'est préparé pour enchaîner les matches, être performants et ramener le Saladier. S'il faut aller dans le double, je suis prêt à y aller. On est tous en mission. Les Belges aussi. On s'affronte pour ça. J'ai surtout hâte d'être à dimanche pour savoir si on ramène le Saladier à la maison. Mais là on est surtout focalisé sur le prochain point, le prochain set et le prochain match."



David Goffin sur la lancée de son niveau au Masters: "J'ai joué comme je le voulais"

Autoritaire vainqueur (7-5, 6-3, 6-1) de Lucas Pouille, 18e mondial, David Goffin avait offert à la Belgique le premier point de son duel avec la France.

Sur la lancée de sa finale au Masters dimanche à Londres, le Liégeois, numéro 7 mondial, a frappé fort pour mettre les Belges en confiance, battant, enfin, le Nordiste, 23 ans pour la première fois en quatre confrontations. "Je suis super heureux, j'ai joué comme je voulais, sans commettre d'erreurs avec une belle agressivité", a commenté David Goffin, 26 ans, après une rencontre qu'il n'aura pas fait traîner (1 heure 59 minutes de jeu).

"Je n'ai pas perdu trop d'énergie en ne restant pas trop longtemps sur le court. Cela donne une option de plus pour le double. Quand Joris (De Loore) n'était pas blessé, il jouait avec Ruben Bemelmans. Maintenant, nous verrons, il y a plusieurs possibilités pour le double."

David Goffin, jouant extrêmement bien, n'a pas paru le moins du monde émoussé par sa semaine londonienne où il avait écarté Rafael Nadal et Roger Federer avant de buter en finale seulement sur le Bulgare Grigor Dimitrov.

"Je reste dans la continuité du Masters", avoue Goffin. "Je suis arrivé ici avec beaucoup de confiance. Je n'ai pas eu à sauver de balles de break, cela ne m'est pas arrivé souvent dans un match en trois sets. J'ai fait un match plein du début à la fin, c'est très bien pour lancer la finale."

L'ambiance mise par les Belges au sein d'une enceinte de 27.500 spectateurs aura aussi bien plu au numéro 1 belge. "C'est une super ambiance, avec des supporters belges incroyables. Il y a beaucoup de bruit. En même temps, vu le déroulement du match, Lucas (Pouille) n'a pas pu enflammer le public. Tout profit pour moi, d'autant qu'il s'est crispé au fil du match. J'avais dit que la clé du match serait de pouvoir jouer relâché. Lui n'a pas pu jouer son tennis libéré. Avec une telle pression, ce n'est pas facile. J'ai bien servi, et en mettant de la pression sur lui au fil des minutes, avec le temps, cela paie. Disons que j'ai un peu poussé le Saladier vers la frontière. Un peu, parce qu'il est lourd et il reste encore deux points à aller chercher et ce sera dur."