Tennis Il est assuré au minimum d’égaler son meilleur classement lundi

Le 12 mai 2008, Steve Darcis grimpait à la 44e place du classement ATP. A 24 ans, il savait déjà que son corps lui jouerait des tours. A chaque envolée, une blessure l’a ramené les pieds sur terre pour une période plus ou moins longue. Le Liégeois a souvent dû repartir en bas de l’échelle du classement. "J’ai toujours joué au yo-yo avec mon classement en fonction de mes blessures. Sans cela, j’aurais connu une carrière nettement meilleure."

A 33 ans, il est sur le point de battre son meilleur classement. Il ne s’en cache pas. "Je l’avais épinglé parmi mes objectifs de saison. J’attendrai lundi pour voir mon futur classement. Virtuellement, je l’ai battu. Je suis passé par tant d’épreuves. La récompense est belle."

La récompense est même très belle pour ce joueur qui s’est forgé un mental en acier au fil de ses retours sur blessure. "Avoir ce meilleur classement à 33 ans me réjouit car j’en profite nettement plus qu’avant. Je me souviens de ma 44 e place en 2008. J’étais content, mais je ne réalisais pas ce qui m’arrivait."

Trois opérations en dix ans

Entre 2008 et 2017, le joueur et l’homme ont changé. Ses blessures l’ont changé. Sa paternité aussi. "En près de dix ans, je suis passé par trois opérations. Je suis redescendu aux portes du top 500."

Sa trajectoire a suivi une courbe plus régulière depuis un an. Lors du printemps 2016, Shark sortait d’une longue convalescence à la suite de deux opérations au poignet. A 32 ans, il repartait à l’assaut du circuit. "J’avais participé au challenger de Bordeaux." Il avait attendu le 9 mai pour remporter son premier match de la saison. Des succès face à Ward et Bourgue l’avaient remis sur les bons rails. Il enchaînait alors avec des qualif miraculeuses à Roland-Garros. Il avait même atteint le deuxième tour où il avait perdu contre Novak Djokovic.

"Depuis un an, tout se met bien en place. J’ai même réalisé une très belle fin d’année 2016. Depuis 12 mois, je joue comme je veux. Je ne sais pas jusqu’où j’irai. Je profite. Je bosse comme un dingue. Physiquement, je me sens super bien. Je ne me mets aucune limite. Si un jour je me réveille sans l’envie, alors j’arrêterai tout de suite."