Tennis Djokovic et Nadal emmènent au Mexique un tableau où le cut des têtes de série était situé à 22.

Les anciens joueurs citent régulièrement Acapulco dans leur Top 3 des tournois préférés. La présence du circuit ATP et WTA la même semaine, l’organisation, la plage et le climat très clément sont pointés parmi les forces de cet ATP 500. Il ne faut dès lors pas s’étonner que du beau monde se bouscule à la grille d’entrée. Malgré le forfait du Canadien Milos Raonic, le plateau est copieux, limite indigeste. La semaine passée, l’ATP 500 de Rio avait comme quatuor de tête Nishikori (éliminé au 1er tour), Thiem, Cuevas et Carreno.

Cette semaine, Acapulco, qui a quitté la terre battue pour une surface dure depuis 3 ans, a attiré douze des trente premiers mondiaux. Le cut pour être tête de série est situé au 22e rang ATP !

Le Top 8 est composé de Djokovic, Nadal, Cilic, Thiem, Goffin, Kyrgios, Sock et Isner sans oublier un Del Potro dont le classement ne reflète pas son niveau de jeu. L’Autrichien Thiem, titré à Rio, aura du mal à reconduire son titre à Acapulco.

Même Djokovic a déclaré que "c’est très impressionnant. Ce sera un tournoi difficile." en découvrant le tableau.

Le Mexique n’a pas l’habitude de recevoir des stars du calibre de Djoko et de Rafa. Le Serbe n’a jamais disputé le moindre tournoi ATP en… Amérique du Sud (les JO de Rio n’étant pas ATP). Il a été accueilli comme une rock star lors de son premier entraînement. La sono, les cris des fans ont boosté Nole qui se nourrit de ce genre d’atmosphère. "C’est une nouvelle formidable pour nous", confiait le directeur du tournoi, Raul Zurutuza au sujet de la wild card de dernière minute offerte à Djoko.

Djokovic a de nouveau faim

La nuit dernière, le Serbe était confronté à un morceau de choix lors de son premier tour contre Martin Klizan. Le Slovaque est capable du meilleur comme du pire. Si Djokovic franchit l’écueil, il pourrait se taper en huitièmes Juan Martin Del Potro. Goffin se profile à l’horizon des demi-finales à condition que le Belge se débarrasse de son ami Thiem.

Le n°2 mondial disputait donc hier soir son premier match depuis sa surprenante défaite au deuxième tour de l’Open d’Australie face à l’Ouzbekh Denis Istomin. "Je sais qu’on attend toujours que je passe les premiers tours. Il faut accepter qu’un joueur passe par des moments où son jeu n’est pas au mieux. Parfois, l’adversaire est dans un jour de grâce. C’est le sport. A chaque match, j’apprends."

La traversée du désert du Serbe remonte déjà à 9 mois et son sacre parisien. Vu son statut, Le Djoker ne peut se contenter de deux titres (Open du Canada et Doha).

"Globalement, je sens que je suis dans un état d’esprit beaucoup plus positif qu’à la fin 2016", rassure le Serbe. "J’adore le tennis. Je continuerai à jouer." 

Thibault Vinel