Tennis

Anvers poursuit son histoire d’amour avec la France. Un an après avoir sacré Richard Gasquet, Jo-Wilfried Tsonga a pris le relais, face au même Diego Schwartzman. Pendant 1h31, Tsonga a fait parler sa puissance et son agressivité face à un Argentin accrocheur. Menant 6-3, 2-0 avec une balle de 3-0, le match a changé d’âme pour offrir une série de rebondissements jusqu’à ce que le slice de Schwartzman sorte du terrain pour sceller le score (6-3, 7-5).

"Je repars d’ici avec le trophée ce qui me rend heureux. C’était inattendu", confiait le nouveau lauréat avec une poche de glace au genou droit.

En finale, son niveau de jeu a été très élevé. "J’ai joué à fond, à fond, à fond. Avec cette finale, je tiens mon match de référence. Au deuxième set, Diego est revenu. Il avait aussi droit à ses points, mais je suis resté pied au plancher du début à la fin."

Heureux, il n’était pas euphorique pour autant. Son expérience lui rappelle que la méfiance reste de mise.

"Le doute continue. Mon niveau de jeu était relativement bon, ce qui n’empêche pas que je dois être meilleur physiquement. Je reste en alerte sur mon état physique. Au fil des matchs, je sentais que mon genou se stabilisait de mieux en mieux."

Après un arrêt d’un mois, le tournoi d’Anvers l’a remis sur les bons rails avant Vienne, Paris-Bercy et… la finale de Coupe Davis.

"J’ai accompli le travail qu’il fallait pour revenir en cette fin de saison où il reste de beaux événements. Ce tournoi a été positif pour moi. J’ai pris la bonne décision en venant ici. Mon niveau de jeu me satisfait."

Relancé dans la course au Masters

Quant à savoir s’il était le joueur indispensable en vue de la finale de Coupe Davis qui se tiendra dans un mois, il élude avec politesse. "Je ne sais pas. Ce n’est pas à moi d’en juger. Nous avons un sélectionneur. Moi, je suis là pour jouer et je prends beaucoup de plaisir. J’ai toujours autant d’envie de jouer."

De plaisir, il en fut question aussi dans les couloirs de la Lotto Arena lorsqu’il a croisé ses amis belges : Goffin, Darcis et Bemelmans. "Le sport reste quelque chose d’extraordinaire. Nous sommes adversaires sur le terrain, mais, avec mes cousins belges, on s’amuse bien en dehors. Il existe un véritable esprit de camaraderie entre nous."

Les 250 points empochés à Anvers relancent le Manceau dans la course au Masters. "J’ai vécu une saison particulière où je n’ai pas beaucoup joué. Heureusement, je remporte 4 titres qui sauvent un peu mon classement. J’ai 550 points de retard sur Carreno ce qui signifie 1000 points vu que mes adversaires prendront des points aussi. En d’autres mots, je dois gagner Vienne et faire finale à Paris. Je n’y pense donc pas."

Il a aussi entretenu le flou sur son avenir. "J’ai 32 ans et un bébé. J’ai appris au fil des ans que rien n’était acquis. Je ne veux pas faire de promesses que je ne peux pas tenir. Je vois au jour le jour."